🇫🇷 #AttentatNice Lors de l’attaque, la police nationale et municipale n’ont pu communiquer directement ensemble.

Quotidien a pu consulter en exclusivité des procès verbaux qui révèlent que les policiers municipaux et nationaux n’étaient pas en mesure de communiquer entre eux le soir du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais à Nice. La raison peut paraître invraisemblable : ils n’étaient pas branchés sur les mêmes ondes. Les policiers nationaux n’auraient ainsi pas pu mesurer immédiatement la gravité de la situation.

Ce sont trois documents qui mettent au jour une faille à peine croyable. Deux auditions de responsables de la police, et le rapport de l’IGPN, la police des polices, démontrent que les policiers municipaux n’ont pas pu prévenir les policiers nationaux, en temps réel, de l’arrivée du camion du terroriste. Ces pièces ont été versées à l’enquête pour mise en danger de la vie d’autrui, ouverte au lendemain de l’attentat de Nice, qui a tué 86 personnes et blessé 458 autres.

Des policiers pas sur les mêmes ondes

Le soir du 14 juillet, les policiers municipaux (qui dépendent de la mairie), et les policiers nationaux (sous autorité du ministère de l’Intérieur), se partagent la surveillance de la promenade des Anglais et de ses abords. Lorsque le terroriste arrive à hauteur du croisement du boulevard Gambetta (voir carte) où est postée une équipe de la police municipale, cette dernière ne parvient pas à l’arrêter. Près de 200 mètres plus loin, une équipe de la police nationale est en faction au croisement de la rue Meyerbeer. Mais faille incroyable du dispositif, les policiers municipaux ne peuvent pas entrer en contact avec leurs homologues nationaux. C’est une commissaire de police, de permanence ce soir-là, qui va le révéler sur procès verbal. Interrogée le 29 septembre dernier, Elodie R. déclare :

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« Nous n’avons pas d’inter-opérabilité radio entre la police nationale et la police municipale. Nous n’entendons pas sur nos postes radio les ondes de la police municipale. Par conséquent la BST OUEST (NDLR : Brigade de la police nationale) n’a pas eu accès aux ondes »

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