🇫🇷 #AulnaySousBois Les avocats des policiers plaident « l’accident » et évoquent des violences de l’interpellé.

Les avocats des quatre agents mis en examen, dont l’un pour viol, invoquent le contexte tendu du contrôle et écartent toute intention de blesser.

Le scénario est ahurissant mais est maintenu par le policier mis en examen pour viol. Selon lui, Théo, qui se débattait jeudi dernier lors d’un contrôle d’identité, aurait perdu son pantalon de survêtement. Et la matraque que le fonctionnaire a ensuite utilisée a traversé le caleçon du garçon avant de le pénétrer.

Même s’il mesure la difficulté de faire entendre cette version, Me Frédéric Gabet qui défend ce policier, s’y emploie quand même en revenant tout d’abord sur la position de la matraque. «Dos au mur, mon client ne pouvait plus prendre de l’élan pour fouetter les jambes du garçon pour l’obliger à plier les genoux», dit-il. Visant les cuisses, le fonctionnaire de 27 ans a alors utilisé à deux reprises, selon lui, le bâton à la manière d’une épée. C’est ainsi que l’un des deux coups aurait atteint «par accident» le jeune homme au niveau des fesses. Théo a ensuite été mis à l’écart derrière un mur. «Il y avait des jets de projectiles», décrit Me Gabet en rappelant le contexte de cette interpellation.

Ce jeudi 2 février, en fin d’après-midi, son client ainsi que trois autres fonctionnaires avaient décidé de contrôler une dizaine de jeunes présents sur un «point de deal». Théo ne faisait pas partie de ce groupe mais arrivant sur place et s’opposant au travail de la police, il a alors été, à son tour, contrôlé. S’y refusant, ce fut le bras de fer avec les forces de l’ordre. «Il y a eu comme une mêlée», résume le conseil…

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