🇫🇷 #Marseille «On fume du haschish comme des clopes» aux Baumettes selon un hooligan russe.

L’administration pénitentiaire a prévu de recruter 2.500 personnes en 2017 pour notamment lutter contre ce phénomène…

Pour certains, cela n’aura rien d’étonnant mais pour d’autres, cela peut paraître choquant. Sergueï Gorbatchev, un hooligan russe, condamnée à 15 mois de prison ferme après les violents affrontements autour du match Russie – Angleterre à Marseille pendant l’Euro 2016, a raconté sa détention aux Baumettes sur Lenta.ru

Des salles de shoot dans la prison ?
C’est l’un des sites d’informations les plus lus en Russie (600.000 vues par jour). Dans cet entretien, cet homme confie que le trafic de stupéfiants est très important au sein de l’établissement pénitentiaire. Il affirme avoir été « surpris de voir que l’on fume du haschich comme des clopes. Il n’y a aucune restriction pour cela. On peut entrer dans une salle et voir une trentaine de personnes avec des joints »

Une situation qui interpelle. Pourtant, elle est confirmée par la CGT Pénitentiaire : à 20 minutes « Bien sûr, la drogue est présente tous les jours. Ce qu’il se passe dehors, on le retrouve à l’intérieur de la prison. Il y a beaucoup de laxisme. » Il s’agirait d’une « minorité de détenus », selon le syndicat. Et cela se déroulerait dans les salles de sport des Baumettes ou pendant les heures de promenades.
Lors de celle-ci, les surveillants sont dans des miradors et un surveillant « défie quiconque à cette distance de faire la différence entre une simple cigarette et un joint. »

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Difficile d’arrêter ce trafic sans fouille

Sergueï Gorbatchev ne s’arrête pas là dans son récit. Selon lui, la drogue n’est pas interdite car elle « calme les prisonniers, ils créent moins de problèmes et les drogues douces pourraient être bientôt légalisées » en France. Des insinuations que dément, cette fois-ci, la CGT : « C’est impossible. La direction ne peut pas prendre ce risque. C’est trop dangereux. »

D’ailleurs, à chaque fois qu’un détenu est attrapé en possession de stupéfiants, il passe devant une commission de discipline et sanctionné de 20 à 30 jours d’isolement. Malgré ça, le trafic est bien développé à la prison des Baumettes à en croire le syndicat car « les prisonniers sont très rusés. Il y a souvent la complicité de la famille voire du personnel. Des téléphones arrivent à passer, autant vous dire qu’une barrette de cannabis… »

Une monnaie d’échange
En effet, difficile de lutter contre ce phénomène sachant qu’aujourd’hui, il n’y a pas plus de fouilles systématiques à la sortie des parloirs, par exemple. Pour ces surveillants, le « manque de moyens est criant. Il n’y a pas assez d’opérations stups. Il ne faut pas se mentir. La drogue, c’est une monnaie d’échange chez nous et cela se généralise à toutes les prisons ».

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Selon le hooligan russe, des personnes font « exprès » d’aller en prison pour gagner de l’argent. Sergueï Gorbatchev affirme que dans sa cellule « il y avait un père, dans une autre, son fils, et ses filles dans d’autres encore. C’est un commerce famille. Le chef de famille et ses successeurs étaient très respectés. »

Une campagne de recrutement
De son côté, la direction de la prison n’a pas répondu, pour l’instant, aux sollicitations de 20 Minutes. L’administration pénitentiaire, elle, « ne souhaite pas accorder beaucoup de crédit à ce témoignage qui émane en plus d’un média de l’Etat russe. »
Elle préfère insister sur sa grande campagne de recrutement. En 2017, 2.500 personnes seront recrutées pour améliorer la sécurité des prisons françaises et lutter contre les trafics de drogues.

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