🇫🇷 #NoisyLeGrand Les habitants disent non à la prison.

« J’utiliserai tous les moyens mis à ma disposition pour empêcher l’Etat de construire cette prison. » Brigitte Marsigny, maire (LR) de Noisy-le-Grand ne cédera pas. Mardi soir, lors d’une réunion publique organisée au gymnase du Clos de l’Arche, elle a fait part sa colère. Depuis octobre 2016, l’équipe municipale envisage de réhabiliter l’ancienne école Louis-Lumière pour y construire 400 logements sociaux. Le 14 février dernier, alors qu’une grande partie des démarches sont déjà engagées, la préfecture informe la ville qu’un quartier préparatoire à la sortie (QPS), un centre de semi-liberté pour détenus condamnés à des peines de moins de deux ans, y sera construit.

Les habitants de Noisy-le-Grand, eux aussi, ont fait part au cours de cette soirée, de leurs récriminations. « Je ne veux pas avoir peur lorsque mes petits-enfants sortent », lance d’une voix tremblante une habitante. Pour Freddy, installer un QPS à côté du Champy, un quartier majoritairement social où les conditions d’habitat restent encore précaires, n’est pas une bonne idée. « Nous avons besoin de logement, pas d’un QPS », poursuit-il. « Nous sommes en démocratie, si nous voulons refuser le QPS, nous devrions avoir le choix », ajoute encore cet homme, propriétaire d’un appartement à quelques centaines de mètres du site Louis-Lumière. Rapidement, des tensions apparaissent entre les habitants, lorsqu’une jeune femme ose défendre la construction du centre pénitentiaire en affirmant qu’il ne s’agit que d’un « centre de réinsertion, pas d’une vraie prison ».

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