🇫🇷 #Rennes Étudiant éborgné durant une manif contre la loi #LoiTravail : garde à vue levée pour deux policiers.

Deux policiers ont été entendus mardi à Rennes sous le régime de la garde à vue par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), dans le cadre de l’enquête sur l’étudiant éborgné en marge de la manifestation du 28 avril contre la loi travail.
Deux policiers rennais de la Section d’intervention

Deux policiers rennais de la Section d’intervention, chargée du maintien de l’ordre, sont entendus depuis mardi matin. Il s’agit de placements en garde a vue ordonnés par le juge d’instruction et des premières auditions dans ce dossier selon l’avocat des deux policiers, Me Frédéric Birrien. Les deux policiers ne font l’objet d’aucune poursuite.
Une manifestation contre la loi Travail qui dégénère

Ces deux hommes, âgés d’une quarantaine d’années, étaient porteurs de lanceurs de balles de défense (LBD) ou gomme-cogne lors de la manifestation du 28 avril, a indiqué leur avocat, selon lequel «tous deux reconnaissent avoir fait usage de leur LBD de manière légitime».
Jean-François Martin, 20 ans, étudiant en géographie à l’université Rennes 2, avait été éborgné lors de la manifestation anti-loi Travail du 28 avril 2016.

Ce jour-là, après la manifestation officielle, plusieurs centaines de jeunes manifestants étaient venus affronter les policiers qui empêchaient l’accès à l’hyper-centre de Rennes. L’un des manifestants avait lancé un engin explosif sur les forces de l’ordre, et ces dernières avaient chargé pour disperser la foule.

Un LBD à l’origine de l’éborgnement

Le 29 avril, le parquet avait confié une enquête à l’IGPN, la «police des polices». Il avait annoncé le 21 juin que «l’hypothèse la plus probable (était) celle d’une lésion majeure de la région orbitale gauche provoquée par un impact de balle de lanceur de balles de défense (LBD) 40x46mm». Le LBD40 a succédé au Flash-Ball, premier gomme-cogne utilisé par les forces de l’ordre en France.
Selon les premières investigations de l’IGPN, avait précisé le parquet, «au moins deux tirs de LBD avaient été effectués par les services de police en réaction à des jets de projectiles, ainsi que d’une fusée tirée dans leur direction, ayant embrasé le store d’un magasin, et en provenance de la zone où se trouvait le plaignant».

L’étudiant avait porté plainte pour « violence aggravée »

La victime avait porté plainte contre X début mai pour «violence aggravée». Le parquet de Rennes avait alors ouvert une information judiciaire afin de «déterminer si les conditions et circonstances du tir étaient conformes aux principes de nécessité et de proportionnalité».

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