🇫🇷 Le vandalisme coûte chaque année à l’État 115 milliards d’euros. 300.000 actes recensés tous les ans.

Les dégradations observées en marge des rassemblements en faveur de Théo, victime présumée de violences policières, rappelle que la France est particulièrement touchée par le vandalisme dont la charge repose sur la collectivité.

De nombreux actes de vandalisme ont été relevés dans plusieurs villes de la banlieue parisienne, depuis la révélation d’actes de violences policières présumées le 2 février sur Théo, le jeune habitant d’Aulnay-sous-Bois. Depuis la semaine dernière, au moins 34 véhicules ont été incendiés, tout comme des dizaines de poubelles. Beaucoup de mobiliser urbain a été endommagé. Une centaine d’interpellations ont eu lieu.

Ces échauffourées auront évidemment un coût, comme les 300 000 actes de vandalisme recensés chaque année par le ministère de l’Intérieur. Ils concernent en majorité des tags, des bris de vitrine ou des dégradations d’Abribus.

Un coût annuel estimé à 5,2 milliards d’euros

L’économiste Jacques Bichot, membre honoraire du Conseil économique et social, estimait dans un rapport de 2011 à plus de 5,2 milliards d’euros le coût du préjudice par an du vandalisme en France (dont 2,9 milliards d’euros liés à des incendies volontaires).

Cette somme est à relativiser car il précise que les fraudes fiscales et sociales (travail au noir principalement), estimées à 27 milliards d’euros par an, sont largement devant sur la pyramide des “agressions” pour la collectivité. Le total des incivilités sur l’année coûte 115 milliards d’euros.

En pratique, les dégâts engendrés sont à la charge des auteurs. S’ils ne sont pas identifiés, les assurances prennent le relais pour les garanties souscrites dans les contrats. Les bâtiments et le mobilier public ne sont quant à eux pas assurés. Chaque dégradation est à la charge de la société…

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