🇫🇷 #Paris Les crimes et délits attribués aux bandes ont augmenté de 58% en 4 ans. 44 bandes recensées.

Les phénomènes de bandes sont en augmentation à Paris intra-muros. Les crimes et délits ont bondi de 58% entre 2012 et 2016. En revanche, les affrontements entre bandes rivales sont restés stables grâce à un suivi ténu de la problématique par les policiers.

Un regard de travers. Parfois une querelle de cœur. Un différend commercial ou simplement une cigarette refusée… L’origine des différends entre bandes parisiennes est souvent futile. Au point que les policiers qui enquêtent là-dessus évoquent une « guerre des boutons du XXIe siècle ». Sauf qu’en la matière, les conséquences sont toujours inquiétantes.

Dernier fait dramatique en date : la mort d’un lycéen de 17 ans, poignardé fin janvier dans le 20e arrondissement au cours d’une altercation à quelques mètres de l’établissement scolaire. L’avocat du principal suspect, mis en examen pour assassinat, en est désormais convaincu. « Les faits s’inscrivent très clairement dans un phénomène de bandes rivales entre le 12e et le 20e arrondissement », assure Me Adrien Gabeaud auprès de LCI.

Selon nos informations, la cellule de suivi des bandes de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) comptabilise actuellement 15 bandes actives à Paris intra-muros et 29 en petite couronne. Un nombre constant depuis la création en 2010 du « Plan anti-bandes » lancé dans chaque département. Si les affrontements entre groupes rivaux sont relativement stables, (51 en 2016), ce sont tous les délits connexes attribués aux phénomènes de bandes (attroupement armé, vols, agressions, incivilités) qui progressent constamment. De 101 faits recensés en 2012, on est passé à 159 en 2016, soit une augmentation de 58%.

4% des bagarres dans les transports en commun

Les analyses de cette cellule « anti-bandes », qui se réunit tous les deux mois pour mettre à jour ses données, sont ensuite utilisées pour orienter les patrouilles et prévenir les actes délictuels. Car 80% des phénomènes de bande se déroulent sur la voie publique, 9% aux abords des établissements scolaires – en hausse constante depuis quelques années –, 5,6% dans les centres commerciaux. Parmi les affrontements entre bandes, 4% des bagarres ont lieu dans les transports en commun.

« Il suffit parfois d’envoyer une patrouille à la sortie du lycée pour dégonfler une situation. Et grâce aux caméras sur la voie publique, des vidéos-patrouilleurs peuvent suivre à distance les déplacements des jeunes », explique auprès de LCI le commissaire Bruno Authamayou, chef adjoint à la sous-direction de la police d’investigation territoriale.

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