🇫🇷 #Stains «Si ça avait été une arme de poing classique, la tête du policier aurait explosé».

MAJ 14h45 : Contrairement à ce qu’affirme le JDD, c’est un policier qui a été blessé par les tirs de Ziyed Ben Belgacem hier matin, avant qu’il prenne la fuite pour se rendre à Vitry, puis à Orly, où il a été abattu après avoir volé le Famas d’une militaire.

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« Posez vos armes mains sur la tête, je suis là pour mourir, par Allah, de toute façon il va y avoir des morts. » Ce sont les derniers mots prononcés par Ziyed Ben Belgacem samedi à 8h22, avant d’être tué par deux militaires de l’opération Sentinelle au premier étage de l’aérogare Sud d’Orly. Sur son cadavre, les enquêteurs ont découvert 750 euros en liquide, un briquet et un coran. Dans un sac de sport à côté de lui, un bidon d’essence. L’homme de 39 ans, condamné à de multiples reprises pour vol à main armée, braquage et divers affaires de stupéfiant, était arrivé à 8h06 dans le parking de l’aéroport à bord d’une Citroën C4. Il avait garé son véhicule au parking P3, zone rouge, emplacement 19, avant de se rendre au premier étage du hall A, son sac de sport en bandoulière. Il s’est jeté sur une militaire, l’agrippant par le dos, un pistolet sur la tempe. Utilisant le corps de la jeune femme comme bouclier, il a alors menacé ses deux coéquipiers tout en essayant de récupérer le Famas de sa prisonnière. La fonctionnaire lui a toutefois opposé une solide résistance, l’entraînant au sol. Au moment où il se relevait, les deux autres soldats ont tiré à trois reprises sans risquer de toucher leur collègue. La dernière balle fut fatale.


(photo Reuters)

« Si ça avait été une arme de poing classique, la tête de la policière aurait explosé »

Ce qui apparaît comme un coup de folie semble s’être noué peu après 6h30 à l’autre bout de la région parisienne, dans le Val-d’Oise. A bord de sa Clio lancée à vive allure dans les rues de Garges-lès-Gonesse, Ziyed Ben Belgacem, est arrêté par la police du commissariat de Stains au cours d’un banal contrôle routier. De prime abord, le chauffard fait mine de donner ses papiers. Puis d’un geste vif, il sort un pistolet à grenaille de la boîte à gants et le pointe sur la policière au niveau du visage avant de tirer et de prendre la fuite. « Si ça avait été une arme de poing classique, la tête aurait explosé », confie un des collègues de la jeune femme qui a été hospitalisée, mais dont les jours ne sont pas en danger. Les policiers font feu sur le véhicule criblé d’impacts de balles qui prend la direction de Vitry-Sur-Seine dans le Val-de-Marne.

Une trentaine de kilomètres séparent les deux communes d’Île-de-France. Ziyed Ben Belgacem, né en 1978, a grandi à Vitry, en banlieue sud, dans une famille immigrée de Tunisie. Depuis trois ans, il vit à Garges, dans le nord de Paris, mais ses parents résident toujours aux abords d’une des cités de Vitry. A 7h16, Ben Belgacem appelle son père et son frère pour leur annoncer qu’il avait « fait une bêtise ». Ensuite, il se rend dans un des bars de la ville où il a déjà passé une partie de la nuit. Lorsqu’il arrive peu après 7h30, l’établissement, dont le fronton est décoré des drapeaux italien et cubain, est fermé au public. Ben Belgacem emprunte une porte dérobée, au numéro 28 de la rue de Chauveau, réservée aux joueurs de cartes qui fréquentent la « salle de jeu ». Il connaît bien les lieux qu’il a quittés seulement quelques heures plus tôt aux alentours de 3 heures du matin. Toujours armé de son pistolet à grenaille, il arrose alors la pièce de ses tirs en proférant des menaces et des insultes puis repart en courant. La police scientifique retrouvera sur place quatre douilles non percutées, des petits plombs et son téléphone. Une « attaque » parfaitement incompréhensible.

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