🇫🇷 #Roissy Deux kilos de cocaïne dans le bagage de l’étudiante vénézuélienne découverts à l’aéroport.

J’ai été piégée. » Dans le box des prévenus, mardi, celle qui tient le rôle de mûle, comme on appelle les passeurs de drogue, a l’air d’une enfant. Jeune bachelière, future étudiante en droit, elle a 21 ans. Mais avec son menu physique et ses longs cheveux bruns, on dirait une adolescente tout au plus. Elle vient du Venezuela et s’est fait arrêter à sa descente d’avion, à l’aéroport de Roissy, dimanche « avec 2,250 kg de cocaïne dans la double paroi de son bagage à main », précise la juge rapporteure, au tribunal correctionnel de Bobigny, qui juge les comparutions immédiates. En trois jours, la passagère n’aura connu de la France que le service de la douane, la police, et enfin ce tribunal à Bobigny où elle a été condamnée à quinze mois de prison et 78 750 € d’amende douanière.

La condamnation est chère payée au regard des 500 € qu’elle aurait dû empocher pour ce passage. « C’était mon deuxième passage, dit-elle par la voix d’un traducteur hispanique. Ils m’ont obligée à ce deuxième voyage pour rembourser le premier. » « Ils », ce sont des trafiquants vénézuéliens qui auraient compris que cette jeune fille, dont la famille n’arrivait pas à joindre les deux bouts, était une proie facile. Elle évoque un premier voyage à Zurich (Suisse), avec dépôt de valise devant un Mac Donald’s. La valise a été déposée, mais on lui a reproché d’avoir gardé une partie de la drogue. « Je n’ai rien pris », jure cette asthmatique en reprenant son souffle. A l’entendre, ce nouveau voyage devait rembourser le précédent.

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