🇫🇷 #Niort Incarcéré pour tentative d’homicide, il est libéré pour cause de lenteur de la justice.

Un an dans le désert… et en détention ! Nassim un jeune Niortais de 20 ans, incarcéré en février dernier dans une affaire de tentatives de meurtre et d’assassinat dans le quartier du Clou-Bouchet à Niort vient d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire par la chambre de l’instruction pour cause de lenteur.

Si le jeune homme, soupçonné d’être l’un des deux tireurs qui ont fait feu lors de trois épisodes (1) sur des Tchétchènes en janvier 2016 a bien été mis en examen quelques semaines plus tard à Poitiers pour tentative de meurtre puis écroué, depuis, il ne s’est rien passé. Sa remise en liberté a été refusée plusieurs fois dans des conditions contestées par son défenseur.
A la barre, Nassim répète qu’il n’a pas tiré sur les Tchétchènes. Jamais. Deux autres jeunes garçons sont mis en examen dans ce dossier, dont Gaëtan, l’autre tireur présumé, reconnu par des témoins… à ses yeux.
Le maintien en détention provisoire de Nassim pose problème, l’avocat général en convient. « Il aurait dû être entendu par le juge d’instruction », note Jean-Paul Garraud, tout en soulignant le caractère très grave de ce qui s’était passé « ces réglements de comptes entre communautés. Un contexte très particulier et très dangereux. »
Le contexte qui intéresse Me Souet, défenseur de Nassim, c’est celui d’un cabinet d’instruction de Poitiers où les juges se succèdent depuis près d’un an. Les titulaires se sont concentrés sur un dossier de trafic de stupéfiants en détention. « Ce n’est pas la faute de mon client si la justice manque de moyens. Trois juges n’ont rien fait. Il faut maintenant arrêter l’hémorragie judiciaire. On sait qu’il ne se passera rien avant mars, on sera alors à plus d’un an de détention. »
Il tacle au passage le JLD et un mauvais copier-coller dans l’ordonnance de refus de remise en liberté où le magistrat ne prend pas en compte le nouveau lieu d’accueil du jeune homme s’il était libéré. Gênant !
La chambre de l’instruction décide finalement de remettre Nassim en liberté sous contrôle judiciaire. « On a dépassé la limite raisonnable », explique le président Jacob en relevant que cette situation n’était pas imputable aux juges d’instruction.

Les 12, 13 et 21 janvier, huit coups de feu avaient été tirés. Un Tchétchène sera sérieusement blessé par deux tirs le 13 janvier.

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