🇫🇷 Une femme de militaire témoigne : « Ils font parfois 30 km dans la même journée, pour récolter des insultes. »

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L’attaque menée lundi soir à Levallois-Perret contre des militaires de Sentinelle a relancé le débat sur cette opération, qui mobilise en France 7.000 soldats et 3.000 réservistes en permanence depuis les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher en janvier 2015 explique BFMTV. Certains remettent en cause l’utilité de cette mobilisation contre le terrorisme, mais surtout, les militaires eux-mêmes, usés, doutent de sa pertinence.

Une lassitude physique et morale qu’ils ne peuvent exprimer directement, car ils sont soumis au devoir de réserve, mais qu’ils confient à leurs proches. BFMTV a pu rencontrer l’épouse de l’un d’entre eux. Elle s’inquiète pour son mari, devenu comme ses collègues une cible privilégiée.

« Il se demande s’il est vraiment utile. Il se sent inutile. Ils font parfois jusqu’à 30 kilomètres dans la même journée, pour récolter des insultes », explique-t-elle, regrettant qu’en parallèle « aucun soldat de Sentinelle » n’ait « empêché un attentat ».

Une inquiétude au quotidien

La jeune femme vit au rythme de l’opération Sentinelle: son mari est mobilisé depuis deux ans partout en France, un quotidien de soldat difficile, qu’elle vit par procuration.

Au fil des attaques, dont cinq ont directement visé les équipes de Sentinelle depuis 2015, l’inquiétude pour son mari ne cesse de grandir.

« La semaine dernière il y a eu une attaque à la Tour Eiffel, hier (mercredi, NDLR) une voiture fonce sur eux… On n’est pas rassurés, forcément quand on voit ce genre d’événements on se pose des questions. On s’y attendait, ça fait longtemps qu’ils sont dans la rue, ce sont des cibles », est-elle forcée de constater.
Aléas matériels et vie de couple en péril

En plus de l’omniprésence du danger, chaque jour les militaires de Sentinelle doivent aussi faire face aux aléas matériel, qu’il s’agisse d’un équipement vétuste ou d’un logement insalubre.

« Il est obligé d’acheter des choses en plus, parce qu’ils ne sont pas très bien équipés. C’est un coût en plus. Ils sont un peu les uns sur les autres avec pas beaucoup d’espace pour vivre », raconte la jeune femme, qui passe le plus clair de son temps loin de son conjoint.

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