🇫🇷 Les « femmes de militaires en colère » organisent une manifestation le 26 août à Paris.

Illustration AFP

Les proches des militaires de l’opération Sentinelle sont en colère. Depuis la dernière attaque, mercredi 9 août, d’une patrouille à Levallois-Perret, le dispositif mis en place en 2015 après les attentats de Charlie Hebdo et de l’hyper cacher n’a jamais été autant discuté et critiqué raconte RTL.

Laetitia, épouse de militaire et à la tête du mouvement « Femmes de militaires en colère », assure qu’elles sont « plus de 1.000 femmes de militaires et civils ».

Son mari a participé à plusieurs opérations Sentinelle. Laetitia a alors découvert le revers de la médaille. « Ils sont logés dans des conditions indécentes, pour pas dire plus », déclare-t-elle. La femme de militaire dit avoir reçu plusieurs témoignages de « gens qui y sont en ce moment ».

« Ils sont mangés par des puces de lit, il y a de la moisissure sur les murs, ils n’ont pas accès aux sanitaires, au niveau des repas, ils ont des petits sandwichs jambon-beurre… », énumère-t-elle avant d’affirmer que « les primes ne sont pas payées tout de suite », « ceux qui ont de la chance sont payés trois ou quatre mois après », ajoute-t-elle.

Les militaires n’en peuvent plus, leur quotidien est très difficile. L’opération Sentinelle, ce sont 7.000 soldats qui patrouillent en permanence en France depuis plus de deux ans.

« Il faut absolument revoir l’opération Sentinelle », clame-t-elle. Les raisons ? Déjà, le dispositif « ne sert à rien », selon elle. « Ils ne peuvent même pas faire de fouilles, quand ils arrêtent quelqu’un, il faut qu’ils appellent la police… »

L’association « Femmes de militaires en colère » organise une manifestation pour dire leur ras-le-bol le 26 août prochain à Paris.

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