🇫🇷 #Nice Condamné pour avoir abusé sexuellement d’un handicapé.

Illustration

Un épicier niçois a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur un jeune client atteint d’un handicap mental et physique. L’accusé a été condamné à un an de prison avec sursis.

Karim a mis plusieurs mois à révéler les faits. Sa mère ne comprenait pas pourquoi son fils refusait d’emprunter à nouveau la rue Guiglia à Nice. Il ne voulait surtout plus croiser la route d’Abdel, un épicier de 67 ans.

Ce dernier a été condamné ce lundi soir par le tribunal correctionnel, présidé par David Hill, à un an de prison avec sursis.

Il a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur personne vulnérable. Invalide à 80% Karim, 32 ans, souffre du syndrome de Prader-Willi, un handicap physique et mental.

Sans pouvoir préciser la date, il explique avoir poussé la porte du commerce. Une fois seul avec ce client à l’allure juvénile, l’épicier l’aurait contraint à caresser son sexe, dans un recoin au fond de l’épicerie.

Il lui a ensuite demandé une fellation. « Il m’a proposé des friandises pour que je me taise. Je les ai refusées. […] J’ai crié pour sortir du magasin », se souvient le plaignant, accompagné de son père.

« Des mensonges »

Hormis ses difficultés à se situer dans le temps, le jeune homme semble donner une description cohérente des faits et des lieux.

Lire aussi :  URGENT 🇹🇷 #Istanbul Interpellation de l'auteur présumé de l'attaque du #Reina, Abdulgadir Masharipov. (médias locaux)

Ce n’est pas l’avis d’Abdel qui se défend bec et ongles: « C’est des mensonges, de la mauvaise foi », tonne le prévenu, plusieurs fois rappelé à l’ordre par le président.

« Je ne travaille pas l’après-midi, c’est ma femme. On ne peut pas fermer le rideau métallique, contrairement à ce qui est dit, sans rentrer toutes les cagettes », s’insurge l’épicier.

Son avocat, Me Jean-Pascal Padovani tente également de le calmer. Abdel s’emporte, notamment contre son contradicteur: « Ils veulent me soutirer de l’argent! », s’exclame-t-il. Sauf que le père de Karim renonce à d’éventuels dommages et intérêts.

Le procureur Sylvie Canovas estime que « tous les éléments mis bout à bout », étayent la culpabilité du commerçant. « Quel serait le bénéfice d’une plainte de ce jeune homme? L’expert rappelle que la sexualité ne l’intéresse pas? »

Lire la suite : bit.ly/2rux…