🇫🇷 Une page Facebook «anti-police» est désormais suivie par 16.700 personnes. «Rares sont les contenus censurés».

Capute écran Facebook «Anti Shmit»

Il n’est pas rare de croiser des commentaires injurieux envers les forces de l’ordre sur internet, et même s’ils constituent des délits réprimés par le Code Pénal, il sont souvent trop nombreux pour être poursuivis et sanctionnés.

En 2011, le site « Copwatch » avait fait l’objet d’une intervention du Ministère de l’intérieur qui avait exigé sa fermeture, puis interdit par la justice. « Copwatch » diffusait des photos de policiers et gendarmes, mais également des informations personnelles des fonctionnaires.

Des lecteurs nous ont informés de l’existence d’une page Facebook nommée « Anti Shmit », qui rassemble à l’heure où nous écrivons ces lignes pas moins de 16 700 personnes. Le terme « Shmit » issu de l’argot désigne les policiers, le nom de la page « Anti Shmit » ne laisse aucun doute sur son contenu et son intention.

Capture écran Facebook

Nous avons donc pu constater rapidement que cette page affichait des propos publics injurieux qui visent entre autres la Police Nationale, la Police Municipale, les CRS ou encore la Douane comme le montre la légende de cette photo, sur laquelle un homme tague une voiture de police.

Capture écran Facebook

Une page Facebook datant de 2014

Les spécialistes de la cyber-sécurité s’accordent à dire que nul ne peut rester totalement anonyme sur internet sauf de rares pirates de haut-vol. Or cette page créée courant 2014 exprime librement des propos outrageants et insultants envers les forces de l’ordre sur le plus célèbre réseau social depuis maintenant trois ans, sans conséquence pour son auteur.

Les policiers sont en colère

L’Association Union des Policiers Nationaux Indépendants nous explique pourtant avoir signalé plusieurs fois cette page et déplore la multiplication des publications de ce type sur les réseaux sociaux :
« Nous avons signalé à plusieurs reprises des faits similaires via la plateforme Facebook et le site officiel internet-signalement.gouv.fr, mais à ce jour, rares sont les contenus censurés et les auteurs poursuivis pour leurs propos. »

« Nous constatons que les appels à la haine se multiplient » ajoute-t-ils, « notamment avec des publications de photos dans le but d’identifier des policiers. Alors nous en appelons à une réaction des autorités ! »

Actu17.