🇫🇷 #Terrorisme Un algérien suspecté d’avoir aidé A. Abaaoud et le terroriste du Thalys, mis en examen.

Un policier lors de l'attentat manqué du Thalys du 21 juin 2015. (Photo AFP)

Bilal Chatra, un Algérien de 21 ans, est soupçonné d’avoir aidé le tireur du Thalys et Abdelhamid Abaaoud, acteur-clé des attentats du 11 novembre, à s’infiltrer en Europe.

Un homme soupçonné d’être un « éclaireur » du groupe Etat islamique a été mis en examen et écroué en France dans le cadre de l’enquête sur l’attentat raté du Thalys en 2015, a-t-on appris ce mardi de source judiciaire.

Le suspect est un Algérien soupçonné d’avoir aidé le tireur du Thalys, ainsi que djihadiste Abdelhamid Abaaoud, l’organisateur présumé des attentats du 13 novembre 2015, à s’infiltrer en Europe.

Détenu en Allemagne depuis son arrestation en juillet 2016, Bilal Chatra, 21 ans, a été remis le 21 avril à la France où il a été mis en examen pour complicité de tentatives d’assassinats terroristes et association de malfaiteurs terroriste criminelle, selon une source judiciaire.

Repérages sur la route des migrants

D’après une source proche du dossier, il aurait été chargé par Abdelhamid Abaaoud, djihadiste de Daech et acteur-clé des attentats du 13 novembre, de partir en reconnaissance sur la route des migrants entre la Syrie et l’Europe.

Bilal Chatra était parti d’Algérie pour la Syrie fin 2014. D’après une source proche du dossier, Abaaoud aurait chargé Bilal Chatra de « repérer les points de contrôle (et de passage) des différents pays à travers la route des migrants » depuis la zone irako-syrienne jusqu’à Cologne (Allemagne), au plus fort de la crise migratoire en 2015.

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Au cours de sa mission qui l’a conduit en Grèce, en Serbie et en Autriche, « il rendait ainsi compte de ces repérages à Abdelhamid Abaaoud mais également sur prescription de celui-ci à Ayoub El Khazzani », ce que conteste ce dernier. Ces échanges, via Facebook, ont notamment été confirmés par l’étude de leurs conversations et de la géolocalisation.

Venger les bombardements en Syrie

Le 21 août 2015, Ayoub El-Khazzani, un Marocain de 25 ans, avait tenté d’ouvrir le feu avec une Kalachnikov dans un train Thalys à destination de Paris, faisant deux blessés. Alors que son arme s’était très vite enrayée, il avait très vite été maîtrisé par des passagers, des militaires américains, évitant un potentiel carnage.

Devant le juge, le 14 décembre, Ayoub El Khazzani a reconnu pour la première fois son implication dans ce projet djihadiste, rompant avec dix-huit mois de silence. Mais il a réfuté avoir voulu commettre un massacre de masse ce jour-là, prétendant qu’il visait des ressortissants américains, pour venger les bombardements en Syrie.

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