🇫🇷 #Toulon Soupçonné d’avoir fourni des stupéfiants à des détenus, un avocat mis en examen.

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Un avocat inscrit au barreau de Toulon a été mis en examen le 9 mai dernier, visé par une enquête de la police judiciaire sur une remise de stupéfiants à des détenus dans des établissements pénitentiaires.

Le 9 mai au matin, une perquisition était menée à son domicile, en présence d’un juge d’instruction, d’un magistrat du parquet de Toulon et du bâtonnier de l’ordre des avocats de Toulon.

«Des éléments qui témoignent de l’usage de stupéfiants»

«Y ont été retrouvés des éléments qui témoignent d’un usage de stupéfiants », indique le parquet de Toulon, mais aucune saisie de drogue n’y a été réalisée. Le 9 mai au soir, l’avocat d’une trentaine d’années (il a prêté serment il y a quatre ans) a été mis en examen, sous contrôle judiciaire.

Il est poursuivi pour « usage de stupéfiants, détention, transport et cession de stupéfiants, ainsi que remise illicite d’objet et de stupéfiant en milieu carcéral ».

Après un parloir avec son avocat

L’enquête aurait débuté par un signalement de l’administration pénitentiaire.

« Au moins un détenu a été trouvé en possession de drogue et de cigarettes, alors qu’il sortait d’un parloir avec son avocat », relate une source judiciaire.

Même si la quantité de stupéfiants était minime, c’est bien le soupçon grave de passer de la drogue à un détenu, qui est visé – et encore plus pour un avocat.

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Le dossier ferait état de trois cas distincts de soupçons de remise d’objet illicite. Si l’avocat aurait reconnu un usage de stupéfiants, il nie toute remise de drogue dans l’enceinte d’une prison.

Procédure administrative, pas (encore) disciplinaire

À l’ordre des avocats de Toulon, le bâtonnier Éric Goirand explique qu’il n’y a « pas de procédure disciplinaire engagée pour l’instant. Le juge d’instruction a saisi le conseil de l’ordre d’une demande de suspension provisoire ».

Cette demande sera examinée mercredi prochain. Cette étape, administrative, précède le stade disciplinaire, dont le déclenchement « dépendra de l’évolution du dossier pénal ». Éric Goirand insiste pour qu’on ne fasse pas de généralités. « Un avocat mis en examen, sur 500 professionnels, cela ne doit pas jeter l’opprobre sur toute une famille ».

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