🇫🇷 15% des appels au SAMU ne trouvent personne au bout du fil.

par Y.C.
Illustration Actu17 ©

Le magazine Le Point a analysé les chiffres de la base de données de la SAE, la statistique annuelle des établissements de santé, afin d’observer l’activité des 101 centres de réception et de régulation des appels du SAMU. Le résultat est alarmant.

L’affaire Naomi Musenga dont l’appel de détresse n’avait pas donné suite à l’arrivée d’un équipage du SAMU avait fait couler beaucoup d’encre. Les défaillances au sein du SAMU sont au cœur des informations révélées par Le Point.

4,5 millions d’appels sans réponse

Plusieurs millions d’appels au secours restent sans réponse, sans qu’un opérateur ne décroche. 4,5 millions d’appels sur les 29 millions reçus en 2016, n’ont abouti, soit plus de 15%.

Pourtant, l’objectif fixé par SAMU Urgences de France est de ne pas dépasser les 1% d’appels sans réponse.

A l’heure actuelle, ce sont 101 centres de réception et 2500 opérateurs physiques qui reçoivent tous les appels au 15. Ces derniers ne parviennent donc pas à gérer ce flux important d’appels.

Une situation pire que la moyenne à Paris où moins de la moitié des appels seraient décrochés (49,8%). La Guadeloupe possède un chiffre proche (42,7%). A contrario, les bons élèves sont les SAMU d’Auxerre, d’Alençon ou encore de Verdun (100% de réponse).

Un renfort humain « pas à la hauteur »

Selon l’hebdomadaire, le rapport de l’inspection générale des affaires sociales est sans appel : manque de formations, d’encadrement et d’organisation. Les directeurs des SAMU en difficulté dénoncent un manque de moyens.

« Nous avons pu bénéficier d’un renfort humain mais qui n’est pas à la hauteur, c’est tout le parcours de soins qui est à reconsidérer et la solution est aux ressources humaines et aussi aux nouvelles technologies » a expliqué Patrick Goldstein, chef du Samu du Nord au CHU de Lille, ce jeudi sur franceinfo.

Actu17.