🇫🇷 Les 4 suspects interpellés voulaient poignarder le Président lors des commémorations du 11 Novembre.

par Y.C.

Quatre suspects arrêtés mardi sont passés aux aveux.

Les mis en cause allaient attaquer Emmanuel Macron au couteau, le jour de leur arrestation, le 6 novembre. C’est lors de leur garde à vue au sein des locaux de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) que les quatre suspects ont avoué leur dessein criminel. Une enquête avait été ouverte par le parquet de Paris du chef « d’association de malfaiteurs terroristes criminelle ».

Un plan bien préparé

Devant les enquêteurs, les mis en cause ont détaillé le plan échaffaudé par Jean-Pierre B., meneur présumé de l’équipe criminelle. Ils avaient prévu d’attaquer le président de la République, lors des commémorations du 11 Novembre qui se tenaient, mardi, à Charleville-Mézières dans les Ardennes.

Le meneur était sous surveillance

L’homme, âgé de 55 ans et décrit comme le leader de l’équipe, était sous surveillance de la DGSI depuis le 31 octobre. Ce sont ses messages, échangés sur une messagerie chiffrée, très virulents à l’encontre d’Emmanuel Macron, qui l’avaient fait apparaître sur les radars des enquêteurs.

Une attaque imminente

Lundi, lorsque Jean-Pierre B. a pris la route avec un autre homme, pour rejoindre deux complices à Bouzonville en Moselle, les enquêteurs ont compris qu’il fallait agir vite.

Et ils ont eu du flair, car lors de l’interpellation des quatre suspects, ils ont découvert un couteau en céramique. L’arme avait été soigneusement choisie pour passer les portiques de sécurité sans être détectée. Les malfaiteurs du groupuscule d’ultra-droite avaient prévu de poignarder le président de la République le jour-même.

« Il aurait pu y arriver »

« On est vraiment intervenu juste avant une action imminente » a affirmé à France 2 une source proche de l’enquête, ajoutant : «  Il a l’air de monsieur Tout-le-monde, il aurait pu y arriver ».

Actu17.