🇫🇷 Affaire Benalla : Des policiers dénoncent son comportement «autoritaire», des insultes et des menaces.

par Y.C.
Capture vidéo @ClementLanot

Des syndicats policiers décrivent des relations exécrables entre M. Benalla et leurs collègues.

Depuis que « l’affaire Benalla » a été rendue publique, les langues se sont déliées au sein de la Gendarmerie et de la Police Nationale. Ce mercredi matin était auditionné par la Commission d’Enquête de l’Assemblée Nationale, le général en charge du commandement militaire de l’Élysée.

« Fougue » de la jeunesse

Le haut-gradé de l’armée a évoqué l’âge d’Alexandre Benalla, 26 ans. Selon lui, sa jeunesse pourrait ne pas être étrangère aux raisons des débordements de l’ex-collaborateur du Président de la République : « Il avait sans doute quelques défauts propres à la jeunesse, une forme d’enthousiasme, de fougue, qui pouvait paraitre parfois un peu débridée ».

Un comportement autoritaire

De leur côté, des personnels du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) ont dénoncé un homme au comportement autoritaire envers les forces de l’ordre.

Un « Rambo » faisant régner la terreur

Selon Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat unité SGP Police-FO, qui évoque le surnom de « Rambo » attribué à Alexandre Benalla : « On parle d’insultes, de menaces verbales, on parle de réorganisations, il faisait régner la terreur ».

Des relations « exécrables »

Pour Fabien Vanhemelryck, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance, les relations entre Alexandre Benalla et les fonctionnaires de police sur le terrain « étaient exécrables ».

Un « cador » présent lors des briefings

David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) a affirmé : « Il venait très souvent sur les services d’ordre, pour des debriefings. Les cadres de la préfecture de police le connaissaient comme une autorité ».

« Il se comportait comme un cador. Il a été vu sur plusieurs opérations, plusieurs debriefings et plusieurs voyages présidentiels », a déclaré de son côté le secrétaire général du syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI), Jean-Marc Bailleul.

Actu17.