Affaire Benalla : Un militaire souhaite livrer des informations à la justice sur le 2nd coffre-fort


Emmanuel Macron et Alexandre Benalla le 15 mars 2018. (photo Boot1D / shutterstock)

Le sous-officier de l’armée de l’air, Chokri Wakrim, est l’un des protagonistes de l’affaire Benalla. Il assure disposer d’informations concernant l’existence d’un second coffre-fort utilisé par l’ex-chargé de mission de l’Élysée et souhaite être entendu.

Ce vendredi, le militaire a insisté pour être entendu dans l’enquête sur le coffre-fort d’Alexandre Benalla. L’homme a adressé une lettre au procureur de la République dans laquelle il affirme être entré en contact plusieurs fois avec les enquêteurs pour témoigner, en vain, rapporte Le Figaro.

Un juge d’instruction en charge de l’enquête

Ces faits interviennent alors qu’une information judiciaire a été ouverte pour « soustraction de documents ou objets concernant un crime ou un délit en vue de faire obstacle à la manifestation de la vérité » concernant le fameux coffre-fort qui aurait disparu avant la perquisition du domicile d’Alexandre Benalla.

Chokri Wakrim avait été accusé d’avoir déplacé ce coffre, dans un article de Libération publié au début de cette année. Accusation que le militaire a vertement démentie.

Un second coffre-fort ?

Le militaire affirme souhaiter « transmettre des informations » dont il aurait été « témoin », « concernant l’existence d’un deuxième coffre appartenant à Monsieur Benalla, présent à l’Elysée ».


L’existence de ce coffre-fort avait été évoquée au mois de juillet dernier par Chokri Wakrim dans le magazine « Envoyé spécial ». Il indiquait alors que ce second coffre-fort avait été vidé par un garde du corps d’Emmanuel Macron, à la demande d’Alexandre Benalla.

Le sous-officier de l’armée de l’air est mis en cause dans un autre volet de cette affaire tentaculaire : celle de la négociation d’un contrat signé avec un oligarque russe. Le militaire a fait l’objet pour cette affaire d’une sanction disciplinaire de 5 jours d’arrêt et de trois mois d’arrêt avec sursis. Toujours en raison ce volet du dossier Benalla, son ex-compagne a dû démissionner de son poste de cheffe de la sécurité de Matignon, en février dernier.