Affaire Ghosn : Rachida Dati mise en examen pour «corruption passive» et «recel d’abus de pouvoir»


Rachida Dati le 16 juin 2021. (photo Guillaume Bonnefont/IP3 Press/Maxppp)

L’ancienne ministre de la Justice et actuelle maire du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, a été mise en examen ce mardi pour « corruption passive », « trafic d’influence passif » et « recel d’abus de pouvoir » dans l’enquête sur ses prestations de conseil auprès de l’ex-PDG de l’alliance Renault-Nissan Carlos Ghosn.

Rachida Dati a été mise en examen pour « corruption passive », « trafic d’influence passif », et « recel d’abus de pouvoir » indique franceinfo, confirmant une information du Canard Enchaîné.

La maire du 7e arrondissement de la capitale était visée par une enquête anticorruption du Parquet national financier (PNF) visant ses prestations de conseil en tant qu’avocate auprès de l’alliance Nissan-Renault présidée par Carlos Ghosn entre 2010 et 2013. Elle était alors élue au Parlement européen.

La justice cherche notamment à déterminer si les 900 000 euros qu’elle a perçus entre 2010 et 2013, correspondent à des activités déterminées ou s’il s’agissait d’un emploi de complaisance, ayant pu dissimuler des activités de lobbying, interdites pour les députés européens.

Rachida Dati nie toute irrégularité. Ses avocats ont d’ores et déjà fait appel de cette mise en examen devant la chambre de l’instruction.