🇫🇷 Agde : Le conducteur qui a percuté un policier et lui a roulé dessus, condamné à de la prison et laissé libre.

par Y.C.
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Déclaré coupable par le tribunal correctionnel de Béziers ce vendredi, un homme de 55 ans a été condamné à 18 mois de prison, dont 6 avec sursis pour avoir percuté et blessé sérieusement un policier. Il a été laissé libre.

Le prévenu faisait l’objet d’une saisie de trois de ses véhicules ce mercredi matin à Agde, par un huissier venu avec des policiers. Une Jeep, une Porsche 911 et une Mini devaient repartir sur une dépanneuse. L’homme a prétexté vouloir récupérer un document dans sa quatrième voiture, de marque Volkswagen.

Il s’est alors enfermé dedans, refusant d’en sortir, puis a ensuite démarré et a percuté un policier. L’agathois de 55 ans a également roulé sur le pied du fonctionnaire, le blessant sérieusement.

La victime a ouvert le feu à quatre reprises, estimant que sa vie était en danger. Le conducteur a ensuite pris la fuite mais s’est rendu peu après aux policiers.

45 jours d’ITT

« Je voulais planquer la voiture et revenir après. J’ai paniqué, je n’ai pas vu le policier au sol » a déclaré le prévenu au tribunal, raconte Midi-Libre. L’homme a expliqué ne pas avoir dormi durant deux nuits, suite à une opération au coude.

Le policier a été sérieusement blessé, sa cheville a été cassée. Le fonctionnaire souffre également de douleurs aux genoux et aux poignets, a détaillé son avocat à la barre, « sans oublier le choc psychologique et anxiogène de s’être servi de son arme » a ajouté Me Stéphanie Carrié. La victime s’est vu prescrire 45 jours d’ITT (Incapacité Totale de Travail) selon son avocat.

Le prévenu déjà condamné à sept reprises dans le passé

La procureure de la République a requis trois ans de prison avec placement en détention, l’annulation du permis et l’interdiction de le repasser pendant six mois, pour cet homme déjà condamné à sept reprises par la justice.

Le tribunal a finalement condamné le prévenu à dix-huit mois de prison, dont six avec sursis et mis à l’épreuve pendant deux ans, pour « coups et blessures volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique ». A noter que l’enquête avait été ouverte pour « tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

Par ailleurs, le placement en détention du coupable n’a pas été prononcé, il a donc été remis en liberté.

Un jugement incompréhensible pour les syndicats de policiers

« Les policiers Héraultais ressentent cette décision comme un affront et un désaveu de leur engagement au quotidien pour assurer la sécurité de nos concitoyens. » a écrit le syndicat Alliance Police Nationale dans un communiqué, jugeant la condamnation d' »incompréhensible ».

« N’est-ce pas une porte ouverte et un encouragement pour tous ces délinquants et criminels ? » se demande pour sa part le syndicat Unité SGP-FO, évoquant une « décision incompréhensible ».

Actu17.