Agression de Patrick Balkany : 2 militants de la Ligue de défense noire africaine écroués


Patrick Balkany le 13 mai 2019 au tribunal de Grande Instance de Paris. (© Julien Mattia / Le Pictorium/MAXPPP)

Les deux hommes comparaîtront ce lundi pour « intimidations » et « menaces de mort envers une personne dépositaire de l’autorité publique ».

On en sait plus sur l’agression dont a été victime Patrick Balkany, le maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), ce jeudi vers 17 heures sur sa commune. Rapidement après les faits, deux hommes avaient été interpellés.

À l’issue de leur garde à vue, ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Leur procès est prévu ce lundi, selon plusieurs médias.

L’acte de militants

Dans un communiqué, le maire de Levallois-Perret a affirmé que ses agresseurs lui reprochaient de « ne pas intervenir dans un conflit d’ordre privé » au sujet une commerçante de la commune. Les deux hommes font partie la Ligue de défense noire africaine (LDNA).

Selon ses déclarations, Patrick Balkany a tenté de mettre un terme à une discussion avec les deux hommes mais il aurait été « invectivé et insulté tout au long du chemin menant à l’Hôtel de Ville » avant d’être attrapé par « l’épaule » et « bousculé ».


Sa femme et première adjointe, Isabelle Balkany, a affirmé que deux témoins – une gardienne d’immeuble et une agente administrative de la ville – sont intervenues. Elles aussi auraient été « prises à partie et bousculées par les deux hommes ».

Riposte de la LDNA

Dans un communiqué publié sur Twitter, la LDNA indique que les deux hommes sont le porte-parole de l’association et un militant. Le message qualifie leur garde à vue d’« abusive ». Il fait état d’une inversion des rôles : « Nous sommes dans le cas classique de victimes véritables d’agressions à qui l’on cherche [à] faire endosser le rôle inverse ».

LDNA accuse l’édile d’un « comportement particulièrement violent » et évoque une « tentative d’intimidation » sur une commerçante.