Ain : Un adolescent poignarde sa sœur de 12 ans à la gorge et au thorax lors d’une dispute


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Un adolescent de 14 ans a porté plusieurs coups de couteau à sa sœur au terme d’une dispute. La victime a été sérieusement blessée et hospitalisée en urgence.


Le drame s’est noué lundi vers 20 heures, dans un petit village de la Dombes dans l’Ain. Les secours ont pris en charge une enfant âgée de 12 ans, qui présentait d’importantes blessures.

Elle venait d’être frappée d’un coup de couteau à la gorge et d’autres au thorax, rapporte Le Progrès. Conduite en urgence au centre hospitalier Fleyriat de Bourg-en-Bresse, elle a subi une opération chirurgicale. Son pronostic vital ne serait pas engagé.

Les gendarmes se sont rendus sur les lieux du drame et ont procédé à l’interpellation du frère de la victime, âgé de 14 ans. D’après les premières informations recueillies par les enquêteurs, tous deux jouaient ensemble avant qu’une dispute éclate. C’est à ce moment-là que l’adolescent se serait emparé d’un couteau et en aurait fait usage.

Adoptés par une famille

Les deux mineurs ont grandi ensemble dans un contexte difficile. Ils avaient été retirés à leurs parents toxicomanes et confrontés à la prison, pour être placés très jeunes par les services sociaux. Ils ont ensuite été adoptés par une même famille, il y a environ dix ans.


L’adolescent turbulent n’avait jamais eu affaire à la justice pour son comportement, mais se faisait remarquer dans le village. « Visiblement, ce gamin a des problèmes psychiques ou psychiatriques, et il était très perturbé », a déclaré mercredi Christophe Rode, le procureur de la République de Bourg-en-Bresse.

Une information judiciaire ouverte pour « tentative d’homicide »

Au terme de sa garde à vue ce mercredi matin, l’adolescent a été déféré au parquet de Bourg-en-Bresse qui a ouvert une information judiciaire pour « tentative d’homicide ». L’enquête est désormais dirigée par un juge d’instruction.

Le garçon doit être placé dans un Centre éducatif fermé (CEF), une alternative à l’incarcération, sous le contrôle de la Protection judiciaire de la Jeunesse (PJJ), précise le quotidien régional. Une expertise psychiatrique est envisagée pour tenter de comprendre un peu mieux les circonstances de ce drame, a indiqué le procureur.