🇫🇷 Alain Gardère l’ancien «grand flic» et Préfet, mis en examen pour une liste interminable de délits.

par Y.C.
Alain Gardère. D.R.

Le journal Le Parisien a eu accès à des interrogatoires de cet ancien directeur à la Préfecture de Police de Paris qui avait 30 000 policiers sous ses ordres.

L’homme est l’ancien chef de cabinet du Directeur Général de la Police Nationale (DGPN), devenu Directeur de la Sécurité Publique de l’Agglomération Parisienne (DSPAP) notamment. Alain Gardère, policier à la carrière fulgurante sous le mandat de Président de la République de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen à partir de janvier 2016 pour de nombreuses infractions qui se sont vues étoffées dans le courant de l’été dernier.

Une très longue liste de délits pour lesquels il est mis en examen

Il existe des indices graves et concordants qu’Alain Gardère ait commis les délits suivants : abus d’autorité, corruption passive, prise illégale d’intérêts, recel d’abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, blanchiment de fraude fiscale, faux administratif et usage de faux par personne dépositaire de l’autorité publique…

L’ancien préfet qui n’avait pas beaucoup de chance lorsqu’il voulait payer

Alain Gardère a beaucoup profité de ses diverses hautes fonctions pour en tirer des bénéfices personnels : c’est ce que la justice lui reproche. Le journal Le Parisien en dresse une liste non exhaustive mais qui éclaire sur le système de défense du suspect :

– Une location de voiture « offerte » en Corse en 2015. Alain Gardère se défend : « J’ai demandé à payer et on m’a dit que la location était prise en charge. Ce n’était pas comme ça que je voyais les choses ». Il aurait ensuite proposé de rembourser la facture de 531,41 € au patron de l’entreprise. Mais ce dernier accuse l’ancien grand flic d’avoir agi de manière « grossière et malhonnête », et réfute en bloc ses explications.

– Un repas haut de gamme dans un restaurant chic « malheureusement offert ». Le magistrat lui demande, au sujet de l’addition de 544€ : « S’agissant d’un chef d’entreprise soumis à la surveillance et au contrôle du Cnaps (Conseil national des activités privées de sécurité, ndlr), ce genre de cadeau ne vous a-t-il pas semblé porter atteinte à votre indépendance ? ». L’homme répond : « Malheureusement, à la fin du repas, on m’a dit que c’était offert. Ce n’était pas mon intention. C’était gênant, même très gênant ».

D’après le quotidien, l’interrogatoire porte ensuite sur toutes sortes de « cadeaux » dont il a pu bénéficier, pêle-mêle : un iPhone 6, des invitations dans de grands restaurants,  en vacances, en loge du Stade de France…

Actu17.