🇫🇷 Alexandre Benalla dirigeait une seconde équipe de sécurité, chargée de protéger la vie privée d’Emmanuel Macron.

par Y.C.

Alexandre Benalla avait jusqu’ici un rôle central dans la sécurité du Président de la République. L’homme aujourd’hui mis en cause avait été chargé par Emmanuel Macron de constituer une équipe chargée de protéger les sorties privées du chef de l’État. Il devait aussi être en charge de la sécurité du couple présidentiel cet été.

Emmanuel Macron lui avait confié une mission importante. Alexandre Benalla devait constituer au sein du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) composé de policiers du Service de la protection et de gendarmes issus du GIGN, une équipe chargée de protéger ses sorties privées au restaurant et lors de tous ses déplacements non officiels, tout comme ceux de la première dame écrit Le Point.

Il était d’ailleurs prévu qu’Alexandre Benalla dirige le dispositif de sécurité du couple présidentiel lors de ses vacances au fort de Brégançon cet été. L’homme âgé de 26 ans avait déjà réalisé cette mission l’été dernier à Marseille, dans la résidence où le couple Macron avait passé ses vacances.

10 policiers et 4 gendarmes

Cette équipe de sécurité « privée » a été mise en place dès juin 2017. Dix policiers et quatre gendarmes en font partie. Le patron du GSPR, le colonel Lionel Lavergne (un ancien du GIGN), a pu recruter de deux de ces hommes qu’il a pu placer comme « sièges ». Deux officiers de sécurité qui ont le privilège de s’asseoir dans la voiture du Président et celle de la première dame, à la place du passager avant.

Le colonel Lionel Lavergne avait assuré le service d’ordre de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron. Selon Le Point, cet ancien membre du GIGN savait qu’Alexandre Benalla détenait un brassard « Police ».

Par ailleurs, Alexandre Benalla roulait bien dans une Renault Talisman équipée Police, après l’avoir échangée contre sa Peugeot 508, elle aussi équipée de la sorte.

Benalla est un « très proche » de l’un des policiers placé en garde à vue

Alexandre Benalla avait choisi d’anciens officiers de sécurité de Hacène Chalghoumi, connu comme « imam » de Drancy, mais également des recrues hors SDLP (le Service de la Protection de la Police Nationale). Un ancien militaire, devenu récemment policier en fait partie. Un homme donc sans expérience dans le domaine de la protection des personnalités, qui avait toutefois réussi les tests de sélection du SDLP raconte l’hebdomadaire.

Autre révélation, le collaborateur d’Emmanuel Macron aujourd’hui mis en cause notamment pour des violences lors de la manifestation du 1er mai, avait également supervisé le recrutement du policier Jean-Yves H. qui fait partie des trois policiers suspendus et placés en garde à vue ce samedi.

L’homme est un « très proche » d’Alexandre Benalla. Il était détaché de la préfecture de police à l’Élysée et avait la charge de tout le stationnement à l’extérieur du Palais présidentiel.

Des méthodes dénoncées

Le Point explique qu’Alexandre Benalla et quelques membres du cabinet étaient équipés de radio afin d’écouter l’ensemble des discussions sécurisées du GSPR. Les policiers qui composent le groupe avaient décidé d’en référer à leur syndicat. Mais la situation n’avait pas évolué.

Alexandre Benalla et Vincent Crase sont toujours en garde à vue. Les trois policiers accusés d’avoir fourni des images de vidéosurveillance au collaborateur d’Emmanuel Macron ont eux aussi été placés en garde à vue ce samedi.

Actu17.