🇫🇷 Après plusieurs ratés, l’application d’alerte attentat «SAIP» va être abandonnée.

par Y.C.

Le sytème d’alerte « SAIP » n’aura pas tenu plus de deux ans.

L’application pour smartphones « SAIP » pour Système d’Alerte et d’Information des Populations, a été un fiasco. Son développement initial avait tout de même coûté plus de 300 000 euros selon nos informations.

Un système d’alerte inefficace

L’application qui avait été lancée en juin 2016 après les attentats du 13-novembre, va disparaître de la circulation. En cause ? Sa fiabilité relative et les divers ratés qui ont jalonné sa courte existence. Le porte-parole du ministère de l’Intérieur a déclaré : « Le contrat qui lie le ministère au prestataire s’achève le 31 mai, il ne sera pas reconduit ».

Un projet développé à la hâte

Un rapport sénatorial daté d’août 2017 pointait déjà un problème de taille : « L’application smartphone a été conçue dans l’urgence, ce qui a nui à la qualité du produit final ». Le marché public avait été notifié à la société en charge de la création du système d’alerte… « moins de deux semaines avant la date de mise en production et le début de l’Euro 2016 ».

Une succession de bugs et de ratés

La première fois que l’application « SAIP » aurait pu se rendre utile remonte au soir du 14 juillet 2016, lors de l’attentat de Nice. Mais l’alerte avait mis près de 2 heures a être lancée. Malgré divers attentats qui auraient pu être l’occasion pour le système « SAIP » de se rendre utile, l’application affichait toujours un laconique « Aucun incident en cours ». En 2016, une alerte était toutefois envoyée aux utilisateurs de l’application au sujet d’un attentat dans une église du premier arrondissement de Paris… qui n’en n’était pas un.

Enfin, le rapport dénonçait des « défauts structurels », tels que la « haute consommation de batterie » et « la nécessité, sous iOS, d’être conservée en tâche de fond » pour recevoir des alertes.

Les réseaux sociaux comme alternative

Enfin, l’application n’avait été téléchargée et conservée que par un million de Français contre cinq prévus initialement, ce qui aurait permis aux alertes d’être efficaces. Le gouvernement a finalement fait le choix de lancer ses alertes sur les réseaux sociaux, selon son porte-parole : « Nous préférons nous concentrer sur les outils qui ont fait leurs preuves et auxquels les Français sont déjà connectés. L’information sera plus rapide et plus massive ». Un compte d’alerte va être créé pour l’occasion sur Twitter « @Beauvau_alerte », rapporte le journal les Echos.

Actu17.