Ardèche : Un radar tourelle détruit à peine quelques heures après son installation


Illustration. (PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP)

Réputés « indestructibles », les radars tourelles subissent pourtant de nombreux actes de vandalisme et destructions depuis leur arrivée sur le bord de nos routes.

Dernier cas en date, le radar tourelle de Peaugres en Ardèche a été détruit quelques heures à peine après son installation. L’appareil a subi un incendie jeudi soir vers 22h45, relate France Bleu. Le ou les vandales ont disposé des pneus au pied du radar flambant neuf, avant d’y mettre le feu.

Destructions et dégradations

Ils étaient censés être plus résistants que ceux de la génération précédente, dont une grande partie a été détruite en marge du mouvement des gilets jaunes. Du haut de leur pilier ils devaient être moins accessibles aux dégradations. Le fait est que nombre d’entre eux ont subi les foudres de vandales au même titre que les plus anciens modèles : pilier découpé à la disqueuse, radar arraché du sol ou encore incendié… les exemples ne manquent pas.

Selon la Sécurité routière, à la fin du mois d’août, la facture de ces dégradations s’élevait déjà à 360 millions d’euros. « À chaque fois qu’un radar est abîmé ou détruit, une enquête est systématiquement lancée », indique Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, au journal Le Parisien, et de rappeler que les vandales s’exposent à une peine de cinq ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende.

En plus de relever la vitesse de circulation d’un véhicule, les radars de nouvelle génération sont aussi capables de savoir si une personne porte ou pas sa ceinture, de vérifier le respect des distances de sécurité, d’identifier un dépassement réalisé par la droite et même de détecter l’utilisation d’un téléphone au volant… mais ils ne sont pas encore homologués pour ces usages.