🇫🇷 #Arras De la prison ferme pour avoir séquestré un mineur et l’avoir forcé à voler dans un parc.

L’affaire avait fait parler à Arras. Début juin, dix jeunes avaient été interpellés après avoir séquestré et violenté un autre garçon. Ils l’avaient forcé ensuite à voler des téléphones portables dans le parc du palais Saint-Vaast. Deux majeurs comparaissaient, ce vendredi, devant le tribunal correctionnel. Ils ont été condamnés à huit et dix-huit mois de prison ferme.

Le 6 juin, en plein cœur d’Arras dans un squat, un jeune homme avait été attaché à une chaise et roué de coups de poing et de pied pendant près d’une heure par dix personnes.« Ce sont des faits graves, résume le président Deguines devant les deux majeurs du groupe. Vous avez attiré la victime dans un guet-apens. » Et le président de lire le témoignage de la victime. « Ils m’ont attaché avec un drap. En plus des coups, ils m’ont même assommé avec une planche du sommier. »

« Cette affaire fait froid dans le dos. Il y a un sentiment de lâcheté totale chez ces deux individus. »

Dylan Damiens et Steven Descamps, tous les deux âgés de 19 ans (les seuls majeurs dans l’affaire), ne bronchent pas lors des deux heures trente d’audience. « Ils n’ont pas conscience que cette affaire aurait pu se finir devant la cour d’assises, déclare Me Osseyran pour la partie civile. Cette affaire fait froid dans le dos. Il y a un sentiment de lâcheté totale chez ces deux individus. » Et le président du tribunal d’ajouter : « Normalement quand on voit quelqu’un se faire rouer de coups, on appelle la police. Vous avez choisi votre camp. »

À 18 h en plein centre d’Arras

Pour des dettes suite à un trafic de stupéfiants, le groupe du squat de la rue de Paris avait forcé le mineur à voler et racketter des téléphones portables dans le parc près de l’abbaye Saint-Vaast. « Nous ne sommes pas dans un quartier sombre et mal fréquenté, interpelle la substitut du procureur Élise Bozzolo. Mais à 18 h en plein centre d’Arras ! » C’est une passante qui allait se faire voler qui, voyant la détresse du mineur, avait alerté la police de proximité.

« Le degré de patience de la justice, c’est bon ! Ce squat, qui se croit tout permis, va être rapidement fermé. »

Les deux majeurs de cette affaire sont bien connus des services de police. Dylan Damiens avait déjà fait causer de lui. En février, en pleine garde à vue, il avait dérobé le téléphone portable de permanence du commissariat. Une substitut du procureur plus que remontée contre ces jeunes majeurs aux casiers déjà bien remplis. « Le degré de patience de la justice, c’est bon ! Ce squat, qui se croit tout permis, va être rapidement fermé. » Mes Gorny et David, avocates de la défense, avaient une mission quasi impossible dans leurs plaidoiries. « Les faits sont graves, mais ils n’ont pas tout monté et préparé. »

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