AstraZeneca : Les pompiers des Bouches-du-Rhône suspendent la vaccination de leur personnel après un malaise


Le vaccin AstraZeneca contre le coronavirus. (Giovanni Cancemi/shutterstock)

Le patron des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône a décidé de suspendre l’utilisation du vaccin AstraZeneca contre la Covid-19 chez son personnel, après que l’un de ses hommes a fait un malaise, deux jours après avoir reçu une injection.

Dans un communiqué diffusé ce week-end, le patron du Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (SDIS 13), le colonel Gregory Allione, également président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, annonce avoir « décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre » les injections du vaccin AstraZeneca sur son personnel, rapporte La Provence.

« Nous allons rechercher des solutions pour être approvisionnés avec d’autres vaccins pour poursuivre la campagne de vaccination de nos agents », ajoute-t-il.

« Une sérieuse réaction d’arythmie cardiaque »

Cette décision fait suite au malaise d’un pompier, 48 heures après qu’il a reçu une injection du vaccin. « Un pompier du centre de secours d’Arles », a fait l’objet d’« une sérieuse réaction d’arythmie cardiaque », a précisé le colonel au quotidien régional ce lundi matin. Le pompier concerné va beaucoup mieux. Une soixantaine de pompiers des Bouches-du-Rhône ont reçu une première dose du vaccin d’AstraZeneca la semaine dernière.

Des vérifications vont être réalisées « sur le dossier médical de ce pompier ». « Mais je suis responsable de la sécurité et de la santé de mes hommes », a justifié Gregory Allione. Pour autant, les sapeurs-pompiers vont continuer à vacciner la population. Ces derniers utilisent le vaccin des compagnies Pfizer/BioNTech.

Le vaccin AstraZeneca fait partie des quatre vaccins contre le coronavirus qui sont autorisés en France. Une dizaine de pays – notamment le Danemark, la Norvège et l’Islande – ont décidé de suspendre son utilisation ces derniers jours, par précaution, après le signalement d’effets indésirables.

Ce jeudi lors d’une conférence de presse, le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué qu’il n’y avait « pas lieu de suspendre » les injections du vaccin AstraZeneca. « Le bénéfice apporté par la vaccination est jugé supérieur au risque à ce stade », a-t-il appuyé. « L’Angleterre, qui a vacciné des millions de personnes avec le vaccin AstraZeneca, enjoint à poursuivre la campagne et n’a pas observé à très large échelle de sur-risque d’effet indésirable grave », a poursuivi le ministre ajoutant que « sur 5 millions d’européens, 30 personnes ont présenté des troubles de la coagulation ». De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a jugé qu’il n’y a « pas de raison de ne pas utiliser » ce vaccin.