Attentat à la prison de Condé-sur-Sarthe : Les syndicats bloquent plusieurs établissements pénitentiaires.


Blocage de Fleury-Mérogis par les syndicats FO et CGT, ce mercredi 6 mars 2019 (photo Clément Lanot)

Les syndicats SNP-FO et CGT Pénitentiaire ont lancé des appels aux blocages des prisons, suite à l’attentat perpétré hier à Condé-sur-Sarthe.


Après l’attaque terroriste commise hier sur deux surveillants pénitentiaires, par un détenu et sa compagne, les syndicats montent au créneau. « La pénitentiaire n’a pas le droit de grève, mais peut supprimer les visites » ont affirmé les responsables syndicaux.

Plusieurs blocages de prisons

Plusieurs prisons du territoire national font l’objet de blocages ce mercredi matin. La plus grande prison d’Europe, Fleury-Mérogis, est actuellement interdite d’accès par une centaine de manifestants.

Une mobilisation se déroule également devant la prison de Condé-sur-Sarthe où s’est déroulée l’attaque terroriste ce mardi.

Plusieurs autres prisons sont concernées par ce mouvement social, notamment celles de Val-de-Reuil, de la prison des Baumettes à Marseille, de Liancourt, de Grasses, de Vendin-le-Veil, de Riom, de La Santé à Paris, de Foix, d’Argentan, de Fresnes, ou encore de Draguignan et de Béziers.

Montée de l’insécurité dans les prisons

Par le biais de cette opération, les syndicats de l’administration pénitentiaire entendent dénoncer la montée de l’insécurité pour ses agents. Ils pointent la hausse des agressions commises contre les fonctionnaires et le manque de moyens pour assurer leurs missions.