🇫🇷 Attentat au couteau à Paris : 2 femmes interpellées en région parisienne.

   par C. Laudercq et R. Lefras.

Le procureur de Paris François Molins a annoncé durant sa conférence de presse ce jeudi soir, que deux femmes avaient été interpellées en région parisienne ce jour, dans le cadre de l’enquête sur l’attentat terroriste de Paris le 12 mai.

François Molins a également donné davantage de détails sur l’enquête en cours.

Abdul Hakim Anaeiv, présenté comme un ami proche du terroriste, qui était en garde à vue depuis dimanche après-midi, a été déféré en vue d’une mise en examen ce jeudi pour association de malfaiteurs terroristes. Son placement en détention provisoire a été requis.

Son téléphone n’a pas été retrouvé par les enquêteurs pour l’heure, ce dernier expliquant l’avoir égaré le dimanche matin, le lendemain de l’attentat et jour de son interpellation.

Mais le procureur de Paris a révélé que le suspect avait eu une activité internet « très soutenue » la nuit de l’attaque terroriste, avec un « bornage à Strasbourg ».

« Je t’aime Haki »

Abdul Hakim Anaeiv a également envoyé un chant djihadiste, souvent utilisé par l’EI, à sa sœur, par la messagerie instantanée WhatsApp, quelques heures avant l’attentat, à 19h16. L’homme a ensuite envoyé à 00h04, « Je t’aime Haki » sur un compte Twitter créé avec une adresse IP correspondante à celle de sa mère.

Le suspect nie toute implication dans l’attentat de Paris et affirme ne pas avoir eu de contacts avec Khamzat Azimov depuis plusieurs mois.

Le terroriste a installé Telegram la veille de l’attentat et a coupé son téléphone quelques heures avant l’attaque

L’assaillant au couteau a utilisé son téléphone portable la veille de l’attentat, et a installé l’application de messagerie Telegram. Le terroriste s’est servi de son téléphone le jour de l’attaque « jusqu’à 17h18 » a detaillé François Molins, « avec un bornage dans le XVIIIe arrondissement ». Son appareil a ensuite cessé d’émettre « à 18 heures ».

Une coupure de son téléphone sans aucun doute volontaire, dans le but d’éviter toutes chances de localisation. D’autant plus si l’on considère que la vidéo de revendication du terroriste a été réalisée (et donc transmise) le jour de l’attentat ; un fait plausible au vu de la météo à Paris ce jour là, correspondante à celle sur la vidéo.

L’homme tué a reçu 10 coups de couteau

Le procureur de Paris a donné des détails concernant les victimes de cet attentat. L’homme de 29 ans qui a été tué, a été poignardé 10 fois et présentait une plaie correspondante « à un égorgement ».

Un homme attaqué par le terroriste rue Saint-Augustin (IIe) s’est vu quant à lui, prescrire 45 jours d’ITT (Incapacité Totale de Travail), notamment suite à « une plaie thoracique ».

Une autre victime, une femme, blessée à la main et à la tête s’est vu prescrire 10 jours d’ITT.

Plusieurs témoins ont confirmé que l’assaillant avait bien dit « Allah Akbar » à plusieurs reprises lors des faits.

Au delà des quatre blessés, 13 autres personnes ont été prises en charge dans les différents hôpitaux de la capitale, en état de choc après l’attentat a révélé François Molins.

« Je vais te planter, tire, tire, tire !»

L’homme qui a résisté à deux reprises au taser des policiers arrivés face à lui, s’est jeté sur l’un des fonctionnaires en criant « je vais te planter, tire, tire, tire ! », le touchant avec son couteau. Le policier a été protégé par son gilet pare-balles.

C’est à ce moment que l’un de ses collègues a fait feu à deux reprises, neutralisant le terroriste qui décédera sur place.

Actu17.