Attentat de Christchurch : prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle pour Brenton Tarrant


Le terroriste Brenton Tarrant a été arrêté par la police peu après les faits. (capture écran vidéo Facebook)

L’Australien, âgé de 30 ans, avait fait plus de51 morts et 49 blessés lors des attaques de deux mosquées en Nouvelle-Zélande en mars 2019.

Le tueur des mosquées de Christchurch, Brenton Tarrant, a été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, ce jeudi, relate RTL. Le 18 mars 2019, il avait assassiné 51 fidèles musulmans en attaquant deux mosquées de la localité.

La Première ministre, Jacinda Ardern, réagi au jugement en souhaitant terroriste une vie de « silence total et absolu ».

Lorsque la peine a été prononcée, le juge Cameron Mander, a déclaré que derrière l’idéologie « tordue » de cet « homme mauvais » et « inhumain », se cachait une « profonde haine » qui l’a poussé à attaquer des hommes, des femmes et des enfants sans défense. « C’était brutal et sans pitié. Vos actions étaient inhumaines », a lancé le magistrat.

« L’infraction était motivée par une idéologie raciste et xénophobe bien ancrée […] Il est clairement le pire meurtrier qu’ait connu la Nouvelle-Zélande », a asséné le procureur Mark Zarifeh. Brenton Tarrant, a assuré seul sa défense après avoir récusé ses avocats le mois dernier. Il a choisi de garder le silence absolu. Avant son procès, le tueur avait assisté aux précédentes audiences par vidéoconférence depuis sa prison de haute sécurité d’Auckland.


La loi sur les armes modifiée après les attentats

Lors du procès, le procureur a rappelé les terribles événements du 15 mars 2019. Le terroriste avait méthodiquement abattu des femmes, des enfants et des hommes, tout en filmant ses crimes et en les diffusant en direct sur les réseaux sociaux. On pouvait le voir totalement indifférent face aux appels à la pitié de certaines victimes ou encore rouler sur un corps sur son trajet entre deux mosquées.

Lorsqu’il a aperçu le petit Mucad Ibrahim, âgé de 3 ans, qui s’agrippait à la jambe de son père, Brenton Tarrant l’a exécuté « de deux balles placées avec précision », a déclaré le procureur. Avant de passer à l’acte, le suprémaciste blanc avait transmis son « manifeste » de 74 pages à un site extrémiste.

Cet attentat avait poussé le gouvernement à durcir la loi sur les armes sur son territoire et à renforcer sa lutte contre l’extrémisme en ligne.