🇫🇷 Attentat de Marseille : les parents des 2 victimes, Mauranne et Laura, attaquent l’État en justice.

par Y.C.
Mauranne et Laura sont les deux victimes tuées au couteau par le terroriste, le 1er octobre 2017. Elles avaient 20 ans.

Les deux jeunes filles avaient été attaquées et tuées par un terroriste armé d’un couteau devant la gare Saint-Charles de Marseille, le 1er octobre 2017. Les parents des deux victimes ont décidé de poursuivre l’État en justice.

C’était il y a tout juste un an. Deux étudiantes âgées de 20 ans, Maranne et Laura, avaient été sauvagement assassinées par un terroriste, Ahmed Hannachi, qui était muni d’un couteau. Les deux cousines s’étaient réunies ce week-end là pour un anniversaire.

Une plaque commémorative a été inaugurée à l’endroit de l’attaque meurtrière ce lundi, en présence de Gérard Collomb, alors toujours ministre de l’Intérieur, et du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin.

« Nous avons l’impression que l’État cherche à minimiser sa responsabilité »

Sylvie et Dominique Harel, les parents de Mauranne et Fabrice et Pascale Paumier, parents de Laura, ont décidé de ne pas en rester là et de mettre la France face à ses responsabilités. Ces derniers ont annoncé vouloir attaquer aujourd’hui les institutions de l’État au tribunal administratif de Lyon révèle RTL.

Les familles des deux victimes avaient fait parvenir au ministère de l’Intérieur un recours préalable en indemnisation en mars 2018, en vain. Ces derniers veulent maintenant aller plus loin dans leur démarche.

« Nous avons l’impression que l’État cherche à minimiser sa responsabilité en ne parlant que de ‘dysfonctionnements graves du dispositif d’éloignement’. Pour nous, il s’agit d’une véritable faute avérée », ont affirmé les parents des deux cousines, interrogés par M6.

L’assaillant en situation irrégulière en France avait été placé en garde à vue la veille

L’auteur des faits, Ahmed Hannachi qui avait hurlé « Allah Akbar » lors de l’attentat, avait été interpellé la veille de l’attaque, pour un vol à l’étalage, à Lyon.

Placé en garde à vue, il avait été remis en liberté rapidement. L’assaillant était connu depuis 2005 sous sept identités différentes par les services de police, pour des faits de « droit commun » et était un étranger en situation irrégulière.

Malgré sa situation irrégulière en France, l’homme n’avait pas été reconduit à la frontière. « La personne de permanence à la préfecture du Rhône, ayant autorité pour signer l’Obligation de quitter le territoire (OQTF) et le placement en centre de rétention de l’assaillant de Marseille, était absente » empêchant la procédure d’arriver à son terme selon des sources proches du dossier.

« Il y avait aussi un problème de disponibilité de place en rétention le samedi matin » avait rapporté une autre source proche du dossier citée par Le Parisien. Un imbroglio administratif.

Le suspect était par ailleurs inconnu des services de renseignements. Le groupe EI avait revendiqué cet attentat terroriste qui avait fait deux morts.

Actu17.