Attentats au Sri Lanka : Le bilan s’aggrave à 359 morts, l’EI diffuse une vidéo des terroristes présumés


Une série d'attentat a visé des églises et des hôtels du Sri Lanka. (photo témoin Twitter)

Le bilan des attentats au Sri Lanka revendiqués par l’EI est passé à 359 morts et plus de 500 blessés ont annoncé les autorités.

Il s’agit d’une série d’attentats parmi les plus meurtriers depuis les attaques du 11 septembre. Le bilan c’est de nouveau aggravé ces dernières heures : 359 victimes ont été tuées par des kamikazes dans plusieurs églises et plusieurs hôtels de luxe du pays ce dimanche. Plus de 500 personnes ont également été blessées a annoncé aussi le gouvernement.

Le groupe État islamique a revendiqué les attentats ce mardi dans un communiqué diffusé par son agence Amaq. Quelques heures auparavant, plusieurs groupes pro-EI sur Telegram avaient diffusé des photos des terroristes présumés, qui se sont à priori tous fait exploser.

Plus tard dans la journée, l’organisation terroriste a diffusé une vidéo où on peut apercevoir huit individus, dont l’un n’a pas le visage masqué, avec en fond, le drapeau de Daech.

Par ailleurs, des images de vidéosurveillances montrant certains terroristes avant qu’ils se fassent exploser ont été diffusées par les médias locaux.

Huit terroristes identifiés

Les autorités sri-lankaises ont par ailleurs annoncé que 58 suspects avaient été arrêtés à ce stade de l’enquête. De nouvelles arrestations se sont en effet déroulées dans la nuit de mardi à mercredi : « Nous avons mené des opérations dans trois lieux et arrêté 17 suspects », a indiqué un porte-parole, Ruwan Gunasekera.

Huit assaillants ont été identifiés pour le moment, dont l’un d’eux avait étudié en Grande-Bretagne et en Australie. Les autorités savent aussi que deux frères sri-lankais musulmans faisaient partie des kamikazes auteurs des attaques et ont joué un rôle clef.

L’un des sacs d’explosifs n’a pas fonctionné

Les attentats ont été commis par neuf kamikazes, dont une femme, a indiqué le
vice-ministre sri-lankais de la Défense, Ruwan Wijewardene. Sur le déroulement des attaques, les six premières sont des attaques-suicides contre trois églises et trois hôtels de luxe : le Cinnamon Grand Hotel, le Shangri-La et le Kingsbury.

Un quatrième hôtel de luxe de Colombo était visé par un terroriste mais son sac à dos rempli d’explosifs ne s’est pas déclenché. Ce dernier a pris la fuite. Cerné par les policiers à Dehiwala, il s’est fait exploser.

Dans le même temps, la police est arrivée chez l’un des deux frères kamikazes et sa femme a actionné des explosifs. Elle a été tuée tout comme ses deux enfants ainsi que trois policiers.

Le chef du groupe islamiste sri-lankais responsable des attaques s’est quant à lui suicidé à l’hôtel Shangri-La de Colombo.


Les services de renseignement sri-lankais pointés du doigt

Selon Lakshman Kiriella, ministre du secteur public, les services de renseignement sri-lankais ont caché des informations qui leur avaient été fournies sur un risque d’attentats, et n’ont rien fait pour les empêcher.

Le ministre a expliqué que les services de renseignement indiens avaient prévenu dès le 4 avril leurs homologues sri-lankais d’un risque d’attentats-suicides contre des églises, des hôtels et des responsables politiques.