Aveyron : Une femme tuée à l’arme blanche, son compagnon aurait tenté de se suicider


Illustration. (Adobe Stock)

Une femme de 48 ans a été retrouvée morte sur un chemin situé sur la commune de Calmont, dans l’Aveyron. Elle a été tuée à l’arme blanche. Son compagnon, soupçonné du meurtre a été pris en charge alors qu’il était grièvement blessé. Il aurait tenté de se suicider.

La piste d’un féminicide semble privilégiée à ce stade dans cette affaire. Ce dimanche midi, une femme de 48 ans a été découverte morte sur un chemin situé à Bonnecombe, dans la ville de Calmont indique Centre Presse. Cette dernière a été tuée à l’arme blanche.

La victime se trouvait seule avec son compagnon au moment du drame. Âgé de 50 ans, ce dernier a été retrouvé sur place, gravement blessé à l’arme blanche. Il été conduit à l’hôpital alors qu’il était entre la vie et la mort. Le quinquagénaire aurait tenté de mettre fin à ses jours après avoir tué sa compagne. Le couple vivait à Rullac-Saint-Cirq.

Le parquet de Rodez n’a pas souhaité donner de précisions concernant cette affaire, pour l’heure. Les gendarmes et les techniciens en investigations criminelles ont procédé à des constatations sur place.

De nouvelles mesures pour lutter contre les féminicides

Dans une interview au Parisien ce dimanche, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé de nouvelles mesures pour lutter contre les meurtres au sein des couples, alors que 102 cas ont été dénombrés en 2020 (dont 23 hommes), contre 146 en 2019 : un traitement prioritaire des plaintes pour violences conjugales, un officier spécialisé dans ces violences dans chaque commissariat et chaque brigade de gendarmerie, notamment.

Une étude « sur les morts violentes au sein du couple » qui est publiée ce lundi montre par ailleurs que 35% de ces femmes avaient déjà subi des violences, physiques ou psychologiques, et que les trois quarts avaient également déjà déposé plainte, soit 18% du total des victimes. « Le nombre d’interventions de la police et de la gendarmerie pour violences intrafamiliales reste très élevé : plus de 400 000, soit 45 interventions par heure », a rappelé le ministre de l’Intérieur. « Il ne se passe pas une journée sans que le GIGN ou le RAID aille libérer une femme ou des enfants pris en otage… »