Bas-Rhin : Des pompiers lancent une pétition pour la reconnaissance d’un métier à risques.

Illustration. (Shutterstock)

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le métier de sapeur-pompier n’est pas reconnu comme « à risques et insalubrités ».


À la suite du drame qui a coûté la vie à deux sapeurs-pompiers de Paris le 12 janvier dernier, une pétition mise en ligne l’année dernière a connu un regain d’intérêt. Publiée par des pompiers du Bas-Rhin, elle compte aujourd’hui plus de 50 000 signatures.

Adressée au Ministre de l’Intérieur

La pétition mise en ligne sur le site MesOpinions.com sera adressée au Ministre de l’Intérieur. Ses créateurs expliquent : « Le métier de sapeurs-pompiers n’est pas reconnu comme métier à risques et insalubrités.
Cependant lors de toutes les souscriptions d’assurances diverses (prêt immo, prêt conso, assurance auto, maison, etc.) une surcotisation pour métier à risques est appliquée.
Les personnels prennent des risques sur les interventions incendie, sont confrontés à l’insalubrité en permanence lors des interventions de secours à personnes, se font agresser régulièrement.
Il est temps de faire modifier notre statut !!!
 ».

Un métier « dangereux » mais pas « à risques »

Si cela peut surprendre, il faut savoir que le métier de sapeur-pompier a bien été reconnu comme étant « à caractère dangereux » en 2004, mais pas encore « à risques et insalubrités ». Le texte de loi voté il y a une quinzaine d’années prévoit des possibilités de reclassement pour les pompiers professionnels de plus
de 50 ans inaptes médicalement à des fonctions opérationnelles. D’autre part, les pompiers volontaires ayant accompli au moins vingt ans d’engagement bénéficient d’un avantage de retraite exonéré d’impôt.

Insultes, violences et maladies contagieuses

Pour Cédric Hatzenberger, secrétaire général FO SIS 67 : « C’est une revendication qui est vieille, de plus de 20 ans, et qui n’a jamais abouti. C’est une anomalie qu’on n’a jamais pu comprendre. Les syndicats de base essayent de bousculer les élus locaux pour qu’eux le portent au niveau national. Nous avons vu nos représentants nationaux cette semaine en congrès, ils doivent le porter auprès du ministère de l’Intérieur », rapporte 20minutes.