🇫🇷 Bobigny : Des fossoyeurs trouvés en possession de dents en or arrachées sur des squelettes.

par Y.C.
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Trois fossoyeurs sont convoqués devant le tribunal pour avoir prélevé sur des squelettes des dents en or et des bijoux.

Le 26 novembre 2012, en pleine nuit, à proximité du cimetière de Pantin, en Seine-Saint-Denis, des policiers en patrouille ont remarqué la présence de deux hommes porteurs de lampes frontales et de barre à mine. Ils ont décidé de les contrôler.

Des dents en or récupérées dans les tombes

Sur l’un des deux individus, les fonctionnaires ont découvert des dents en or. Les suspects ont été interpellés et placés en garde à vue. Dans une voiture, les policiers ont trouvé d’autres dents, des bijoux et une balance électronique.

Au cours de leurs auditions, les suspects ont reconnu avoir arraché d’une mâchoire des dents en or au cours d’un « creusement » destiné au nettoyage d’une tombe.

Vaste coup de filet

Dans les jours qui ont suivi, cinq autres fossoyeurs ont été interpellés et placés en garde à vue. L’un des fonctionnaires est soupçonné d’avoir organisé un véritable trafic en revendant à des bijouteries les objets trouvés dans les tombes et caveaux dont certains avaient été ouverts la nuit de son interpellation.

10 000 € d’objets volés

En trois ans, le montant de ces vols a été estimé à environ 10 000 euros.
Deux ex-collègues de l’intéressé ont comparu jeudi et ont affirmé s’être approprié d’objets précieux au cours du nettoyage de tombes de concessions tombées en déshérence.

Pas de vol selon la défense : une pratique courante

L’avocat d’un des prévenus a affirmé que « les dents en or sont les dernières choses qui restent avec les ossements et que leur récupération est une pratique habituelle des fossoyeurs ». Selon lui, les objets découverts par son client n’appartiennent à personne et doivent être considérés comme abandonnés.

L’avocat de l’autre prévenu, Frédéric Beaufils, précise que les objets retrouvés doivent être consignés dans une boîte puis incinérés. Il affirme enfin que « les objets découverts lors d’ouverture de caveau pour la préparation d’un enterrement n’entrent pas dans le cadre de cette consigne. Par conséquent, les récupérer est chose courante », rapporte LCI.

Actu17.