Bordeaux : Deux policiers frappés et sérieusement blessés lors du contrôle de quatre hommes


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Les quatre hommes ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils n’avaient pas de masque et sortaient d’un anniversaire. L’un des policiers blessés à 10 jours d’Incapacité totale de travail (ITT).

Un simple contrôle s’est transformé en une violente agression envers les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) ce dimanche matin à Bordeaux (Gironde) vers 6 heures. Les forces de l’ordre ont aperçu un groupe de quatre hommes qui ne portaient pas de masque et qui buvaient, dans la rue Georges Rioux, près de la place de la Victoire. Ils ont alors décidé de les contrôler explique 20 minutes.

Ces derniers sortaient d’un anniversaire et se trouvaient dans la rue malgré le confinement. Ils ont d’abord insulté les policiers. Puis l’un des fonctionnaires a été attaqué par les quatre hommes a précisé le parquet. Un second policier a lui aussi été frappé en intervenant.

Il a fallu l’arrivée de renfort pour que la situation soit maîtrisée. L’un des agresseurs a tenté de prendre la fuite en se débarrassant d’un ciseau à bois qu’il avait sur lui. Les policiers l’ont rattrapé et interpellé. Les trois autres mis en cause ont également été arrêtés et ils ont tous été placés en garde à vue. Ces derniers étaient tous alcoolisés.

Un policier grièvement blessé à la main

L’un des policiers souffre d’une grave blessure à la main et présentait une fracture ouverte précisent nos confrères. La victime a été opérée d’urgence dans la journée. Son ITT sera déterminée par la suite. Le second fonctionnaire de la BAC a été touché à un œil, une griffure au niveau de la cornée. Il s’est vu attribuer 10 jours d’ITT.


Une enquête pour « violences aggravées sur personnes dépositaires de l’autorité publique » a été ouverte et confiée au commissariat de la ville.

Dans un communiqué, le syndicat Alternative Police dénonce « l’explosion des violences commises contre les policiers ». « S’en prendre aux forces de l’ordre ne doit donner lieu à aucune excuse » ajoute l’organisation syndicale.