🇫🇷 Bordeaux : Plusieurs viols signalés, la police appelle les femmes à la prudence.

par Y.C.
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Plusieurs viols ont eu lieu à Bordeaux ces derniers mois, avec un mode opératoire proche. La police conseille aux femmes qui rentrent tard, de prendre des précautions.

Une jeune fille sortant de discothèque du quartier Sainte-Croix, a été violée en pleine rue par deux jeunes le week-end dernier.

Les deux suspects ont été arrêtés et mis en examen pour ces faits. Il s’agit d’au moins la 6ème affaire de viol depuis le mois de septembre.

Le scénario est toujours à peu près le même : il s’agit de jeunes femmes qui rentrent de boîte de nuit et qui sont en état d’ébriété explique France Bleu.

Existe-t-il une recrudescence de viols à Bordeaux ?

Le Major Frédéric Friscourt, chargé de communication et de prévention à la Direction départementale de la sécurité publique en Gironde « conseille aux jeunes femmes qui se sentent suivies d’appeler immédiatement le 17 ». Toutefois, il pense qu’il faut éviter la « psychose » et qu’il s’agit de « coïncidences malheureuses ».

« Le plus important c’est de crier »

Le Major poursuit en conseillant aux femmes de prendre des précautions : « Ce que je dis aux jeunes filles, c’est déjà de ne jamais rentrer seules quand elles ont bu. Il faut prendre des précautions, comme rentrer en taxi si possible, se faire accompagner, ou prendre les transports en commun car ces derniers sont filmés. La meilleure prévention c’est si on se sent suivi, d’appeler immédiatement le 17, et sinon prendre ses jambes à son coup, et, le plus important c’est de crier, d’alerter les voisins. »

« Ce n’est pas normal, on ne dit pas aux hommes de ne pas rentrer seuls »

Pascale Bousquet-Pitt, la porte-parole de l’association Osez le féminisme en Gironde, considère qu’il n’est pas acceptable de dire aux femmes de ne pas rentrer seules :  « Quand on dit ça, on acte que le corps des femmes est accessible, que le violeur a le droit de violer et que c’est aux femmes de se faire protéger, de se faire accompagner. Ce n’est pas normal, on ne dit pas aux hommes de ne pas rentrer seuls au risque d’être agressés par des femmes. Il faut punir bien plus fortement le viol, et bien prendre en compte les femmes qui portent plainte. Et surtout il faut faire un travail dans les écoles, dans les médias pour montrer que le corps de la femme n’est pas à prendre de force. »

L’Observatoire national de la délinquance et des répressions pénales (ONDRP) indique qu’une plainte pour viol sur 10 aboutira à une condamnation. Pourtant, la loi française considère le viol comme un crime et peut le condamner jusqu’à 15 années de prison rappelle France Bleu.

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