Bouches-du-Rhône : 3 individus interpellés pour avoir pillé des coffres-forts dans des Ehpad, 120 000 € de préjudice


Illustration. (pixabay)

La crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus et le confinement qui en a découlé n’ont pas eu de prise sur eux. Trois voleurs ont continué leurs méfaits malgré tout et ont engrangé pas moins de 120 000 euros.

Trois malfaiteurs, âgés de 22 à 24 ans, sont soupçonnés d’avoir pillé des coffres-forts dans plusieurs Ehpad, faisant main basse sur des bijoux et des cartes bancaires. Des méfaits commis depuis le mois d’octobre qui ont perduré malgré les mesures de confinement, rapporte France Bleu.

Une trentaine de cambriolages

Leur mode opératoire était toujours le même, bien rôdé. Les malfaiteurs pénétraient au sein des Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) durant la nuit, soit par la grande porte, soit par effraction si cela s’avérait nécessaire.

Ils se dirigeaient ensuite vers les bureaux de la direction où se situent les coffres-forts contenant les biens précieux des résidents. Là, il leur suffisait de desceller les coffres et de les emporter pour les vider à l’abri des regards.

De l’or… et des masques chirurgicaux

L’or des bijoux était fondu et revendu au poids, tandis que les cartes bancaires, accompagnées de leur code secret, étaient utilisées jusqu’au plafond de retrait maximum autorisé. Le trio a également dérobé plus de 300 masques chirurgicaux et du gel hydroalcoolique.


Le préjudice est évalué à 100 000 euros de bijoux volés et 20 000 euros d’argent retiré frauduleusement avec les cartes bancaires.

Mis en examen et écroués

L’enquête menée par les policiers de la Sûreté départementale des Bouches-du-Rhône a permis l’interpellation des trois malfaiteurs. Ils ont déterminé que le trio commettait deux vols par semaine, puis aurait augmenté la cadence pendant le confinement.

Au terme de leur garde à vue durant laquelle ils ont reconnu les faits, une information judiciaire a été ouverte et ils ont été mis en examen pour « vols en bande organisée ». Deux des suspects étaient très défavorablement connus des services de police. Ils ont été placés en détention provisoire.