Calais : Une quinzaine de policiers et gendarmes blessés par des migrants lors de l’évacuation d’un camp

Le démantèlement d'un camp de migrants à Loon Plage le 30 novembre 2021. (Michael Bunel/Le Pictorium/Maxppp)

Une quinzaine de policiers et gendarmes ont été blessés ce jeudi matin lors de l’évacuation d’un camp de migrants à Calais (Pas-de-Calais). Les forces de l’ordre ont été agressées par une centaine de réfugiés et ont fait usage de moyens lacrymogènes et de tirs de lanceur de balle de défense (LBD).

L’opération d’évacuation a dégénéré ce jeudi matin vers 10 heures au niveau du site dit de la Turquerie à Calais, près d’un rond point où des migrants tentent régulièrement de monter dans les camions pour rejoindre l’Angleterre. Peu avant, l’évacuation d’un camp de migrants près de l’hôpital, de l’autre côté de la ville, s’est déroulée sans encombre.

Au total, 60 CRS et gendarmes ont participé à cette seconde intervention indique France Bleu. « Dès le début de cette opération, les forces de l’ordre ont été la cible de nombreux jets de projectiles », explique la préfecture du Pas-de-Calais dans un communiqué. « Une quinzaine de policiers et gendarmes ont été pris en charge par les services de secours ». Trois des victimes ont été plus sérieusement touchées selon nos informations. Le préfet, Louis Le Franc « condamne fermement ces violences et apporte son soutien aux policiers et gendarmes blessés », précise-t-on dans ce communiqué.

Des scènes de « grandes violences »

La soixantaine de policiers et gendarmes décrivent avoir été attaqués par une centaine de clandestins. « Les migrants avaient bien préparé leur coup avant l’arrivée des forces de l’ordre », nous confie une source policière qui évoque des scènes de « grandes violences ». Les agresseurs auraient préparé des sacs de pierres qui étaient dissimulés dans les tentes. Des grenades lacrymogènes et des tirs de LBD ont été nécessaires pour disperser les assaillants. Au moins trois d’entre eux ont été blessés durant les violences.

« Face à la violence des migrants lors de ces opérations, l’utilisation de tous nos moyens de défense est plus que nécessaire », a réagi le syndicat UNSA Police CRS Hauts-de-France, sur Twitter, en publiant deux photos de policiers blessés. Il y a « au moins une épaule déplacée et peut-être un tibia cassé », déplore l’organisation syndicale.