Caricatures : La liberté d’expression ne doit pas «blesser de façon arbitraire et inutile» affirme le Premier ministre canadien Justin Trudeau


Le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau. (photo Art Babych / shutterstock)

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a évoqué les caricatures et la liberté d’expression ce vendredi dans une conférence de presse, prenant dans le même temps ces distances avec Emmanuel Macron.


La liberté d’expression n’est « pas sans limites » a affirmé Justin Trudeau, le Premier ministre du Canada ce vendredi, au cours d’une conférence de presse. Elle ne doit pas « blesser de façon arbitraire et inutile » certaines communautés a-t-il poursuivi. Justin Trudeau répondait à une question au sujet du droit de caricaturer le prophète Mahomet.

« Nous allons toujours défendre la liberté d’expression mais nous nous devons d’agir avec respect pour les autres et de chercher à ne pas blesser de façon arbitraire ou inutile ceux avec qui nous sommes en train de partager une société et une planète », a affirmé le chef du gouvernement canadien. « On n’a pas le droit par exemple de crier au feu dans un cinéma bondé de monde, il y a toujours des limites », a-t-il insisté.

« Dans une société pluraliste, diverse et respectueuse comme la nôtre, nous nous devons d’être conscients de l’impact de nos mots, de nos gestes sur d’autres, particulièrement ces communautés et ces populations qui vivent encore énormément de discriminations », a-t-il ajouté.

Des attentats « affreux et épouvantables »

Durant cette conférence de presse, Justin Trudeau a aussi condamné les récents attentats qui ont frappé la France, les qualifiant d’« affreux et épouvantable ». « C’est injustifiable et le Canada condamne de tout cœur ces actes en se tenant toujours avec nos amis français qui vivent des moments extrêmement difficiles », a-t-il dit.

Selon Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois (indépendantiste), le Premier ministre canadien Justin Trudeau « trouve une justification à l’assassinat terroriste plutôt que de l’affronter sans condition ni nuances ».

Le parlement canadien avait observé une minute de silence ce  jeudi, en hommage aux trois victimes tuées lors de l’attentat de la Basilique de Nice.