🇫🇷 #Cergy Des élèves de l’ESSEC simulent une attaque terroriste en pleine nuit. 30 policiers interviennent.

L'ESSEC se situe à Cergy, dans le Val-d'Oise. (DR)

Des étudiants de l’école supérieure des sciences économiques et commerciale (ESSEC) ont fait croire en pleine nuit à une attaque terroriste dans l’établissement. Une trentaine de policiers se sont déplacés, préparés et armés pour intervenir.

● Plusieurs étudiants avaient décidé de faire croire qu’une attaque terroriste était en cours dans l’école, durant la nuit de lundi à mardi. Ces derniers se sont mis à hurler et ont déclenché l’alarme de l’établissement.

● Il est alors 1h50 du matin et les autres étudiants qui sont hébergés sur place ont été pris de panique. L’un a immédiatement appelé sa mère pour la prévenir de la situation, avant que cette dernière ne fasse appelle aux forces de l’ordre.

Un tiers des policiers du département sur place

● Au vu de l’appel inquiétant et des faits que la mère racontait, un dispositif de police à la hauteur de l’attaque et de la taille du site a été mis en place. Un tiers des effectifs du département ont été dirigés sur place explique le journal local La Gazette.

● Une trentaine de policiers sont rapidement arrivés sur place, équipés et armés pour faire face au pire. Fusils d’assaut, gilets pare-balles lourds, brigade canine, tout était prêt pour gérer l’urgence.

Un canular

● Mais la situation est vite passée de grave à sans danger. Les policiers arrivés sur place ont pris attache avec le gardien de l’établissement et la sécurité incendie et ont vite compris qu’ils avaient en fait à faire… à un canular. Aucune attaque terroriste n’était en cours.

● Selon les premiers éléments de l’enquête, des étudiants auraient fait un canular dans le cadre d’un bizutage. Aucun d’entre eux n’aurait été identifié pour l’heure mais la plaisanterie a pris une proportion sérieuse, puisque le Directeur de la Sécurité Publique du Val-d’Oise s’est saisi de cette affaire.

« Au cri d’Allahu-Akbar, 260 personnes ont été tuées ces dernières années. Nous sommes en pleine période d’État d’urgence, ce n’est pas un jeu. » a expliqué le DDSP, Frédéric Lauze à ce même journal local. « Cette fausse alerte a mobilisé en nombre des fonctionnaires. Ces mêmes fonctionnaires n’ont pas pu intervenir sur des interventions avérées, des appels à l’aide au 17 de victimes de violences, de viol, de cambriolage… » a-t-il ajouté.

● Des faits prévus au code pénal qui pourraient en effet coûter cher à ces étudiants. L’article 322-14 du code pénal prévoit en effet une peine de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour ce type de délit. Une enquête a été ouverte.

Actu17.