🇫🇷 Champagne-Ardenne : Une femme reçoit une balle perdue en pleine poitrine, près d’un stand de tir.

par Y.C.
Le centre équestre de Tinqueux, à gauche, le stand de tir incriminé, à droite. (c) Google

La victime a déposé plainte.

Mise à jour : Droit de réponse de la « Société de tir de Reims » en fin d’article.

Une cavalière qui se trouvait au centre équestre de Tinqueux, près de Reims, a été blessée à la poitrine par une balle perdue. L’incident s’est produit le 26 septembre dernier, alors que le centre se trouve à quelques mètres d’un stand de tir.

Des balles déjà trouvées au sol

Lorsqu’elle a été blessée, la cavalière était en présence d’une amie et de deux enfants. Elle soupçonne que la balle provienne d’un ricochet suite à un tir effectué au stand voisin. La victime a déposé plainte.

Ce n’était pas la première fois qu’une balle se retrouvait au centre équestre. D’après certains cavaliers, deux ogives avaient déjà été découvertes au sol en novembre 2017.

Les autorités alertées

Une lettre, signée par une vingtaine de parents de jeunes cavaliers, été rédigée et transmise aux autorités communales et départementales pour les alerter sur ce problème. France Bleu, qui relate l’information, a tenté de joindre les responsables du stand de tir, en vain.


Droit de réponse de la Société de Tir de Reims :

Fin novembre 2017, nous avons été informés que des projectiles seraient retombés sur le centre équestre. Par précaution nous avons immédiatement fermé les pas de tir desquels ces projectiles auraient pu provenir.
Début décembre 2017, notre société de Tir a confié à Monsieur Pierre LAURENT, Expert en balistique inscrit près la Cour d’Appel de PARIS, une mission d’audit de l’ensemble de nos pas de tir. Dans le cadre de cette mission, l’Expert a procédé à une visite complète de nos installations, s’est rendu sur le centre Equestre et s’est entretenu avec les services de Police. Le 2 janvier 2018, l’Expert a établi un rapport qui démontre que la conception de notre stand de tir répond aux normes en vigueur, tant dans sa géométrie que dans l’absence de porosité des murs pare-balles. L’Expert a procédé, le 1er juillet 2018, à une nouvelle visite de contrôle suite à laquelle il a indiqué que notre stand est « réputé sécurisé pour tous calibres tirés depuis le pas de tir prévu à cet effet ».
Le 26 septembre 2018, nous avons été informés qu’un nouveau projectile serait retombé sur une cavalière du centre équestre. Notre vice-président, monsieur GRANIER, s’est immédiatement rendu sur place et a rencontré les deux cavalières mentionnées dans votre publication et a pu examiner le projectile incriminé. Il n’a toutefois pas pu constater de marque sur la victime laquelle lui a d’ailleurs indiqué ne rien avoir senti. Ceci excluait donc que ce projectile provienne d’un ricochet et encore moins d’un tir direct. Monsieur GRANIER ne pouvant demeurer sur place plus longtemps, un rendez-vous a été pris avec ces deux cavalières le jour même à 17h. Elles ne s’y sont pas présentées, rendant, de facto et de leur fait, tout dialogue impossible.
Monsieur GRANIER a toutefois été en mesure de discuter avec la direction du centre équestre. C’est à cette occasion qu’on lui a indiqué que les corbeaux du parc de la Muire laissent fréquemment retomber de petits objets ramassés sur le sol. Cette hypothèse, qui n’a rien d’absurde (voir à ce sujet les études du Professeur John Marzluff qui traite de ce phénomène habituel chez les corvidés), n’émane donc pas de la Société de Tir de Reims qui ne l’a jamais évoquée.
A ce stade, les caractéristiques de cette nouvelle retombée de projectile conduisent à considérer qu’elle n’a pas pour origine un tir provenant de nos installations :
– le lieu de retombée du projectile rend très improbable le fait qu’il provienne de notre stand ;
– l’absence d’écrasement de la balle retrouvée rend improbable le fait qu’il s’agisse d’un ricochet ;
– la conception du stand rend hautement improbable les sorties directes de projectile ;
D’autre pistes doivent donc être explorées. En effet, outre l’hypothèse des oiseaux, la présence de balles dans le sol du Centre équestre, sur lequel étaient autrefois installés des pas de tir, rend possible leur projection par les sabots des chevaux.
Une enquête menée par les services de Police est actuellement en cours et nous tenons à la disposition des autorités l’intégralité des rapports et correspondances établis par l’Expert lequel pourra d’ailleurs être entendu par les personnes en charges de l’enquête.
Enfin, nous contestons formellement que la Société de Tir de Reims a été négligente dans la mesure où elle a toujours, et sans délai, apporté les actions correctrices nécessaires aux problèmes qui lui ont été signalés. La Société de Tir de Reims déposera une plainte auprès du Procureur de la République s’il apparait qu’elle a été mise en cause de façon abusive.
La Société de Tir de Reims.


Actu17.