Chants faisant l’éloge du suicide de policiers à Montpellier : 4 suspects interpellés et déférés


Illustration. (photo Gérard Bottino / Shutterstock)

Quatre individus ont été identifiés et interpellés par les policiers ce mardi. Ces derniers sont accusés d’avoir chanté devant le tribunal, des slogans faisant référence à la policière qui s’est donné la mort à Montpellier (Hérault), le 18 avril dernier.

Les faits s’étaient déroulés le 29 avril devant le palais de justice de Montpellier. Une cinquantaine d’individus s’étaient rassemblés pour soutenir un homme jugé pour huit faits de dégradations durant des manifestations de Gilets jaunes, entre le 16 février et le 23 mars, ainsi que pour rébellion.

Le prévenu déjà condamné à 11 reprises dans le passé, était toujours muni de gants rouges, d’un marteau et du masque à gaz lorsqu’il commettait des dégradations. Un signalement qui avait permis aux policiers de l’identifier et l’interpeller. Ce 29 avril, le prévenu a écopé d’une peine de 4 ans de prison ferme avec mandat de dépôt.

Après l’énoncé du verdict, plusieurs individus présents devant le tribunal s’étaient rapprochés des policiers placés en sécurisation et avaient chanté des slogans qui évoquaient le suicide de la capitaine de police qui s’est donné la mort le 18 avril dernier dans les locaux de la sûreté départementale : « Elle est où, elle est où la
capitaine… Elle a chargé… pan, pan, pan… ».

« Un flic suicidé est à moitié pardonné. Un jour, ça va être votre tour ! »

D’autres slogans avaient été entendus, notamment par des employés du tribunal qui avaient avisé le vice-procureur de permanence : « Un flic suicidé est à moitié pardonné. Un jour, ça va être votre tour ! »Les paroles de ces chants ont été mentionnés dans les plaintes de huit policiers selon nos informations.


Une enquête avait alors été ouverte et confiée à la sûreté départementale. Les policiers se sont appuyés sur des photos et les vidéosurveillances pour identifier les auteurs présumés de ces chants qui constituent un outrage en réunion.

Placés sous contrôle judiciaire

Quatre suspects identifiés ont été interpellés ce mardi soir à Montpellier et à Mireval, deux hommes de 22 et 21 ans et deux femmes de 24 et 21 ans. Ces derniers qui sont tous défavorablement connus des services de police, ont été placés en garde à vue. Trois d’entre eux sont connus pour leur appartenance à l’ultra-gauche nous précise une source policière.

Face aux enquêteurs, les mis en cause ont gardé le silence. Ils ont été déférés au tribunal ce jeudi et laissés libres sous contrôle judiciaire. Les quatre mis en cause seront jugés le 26 juin prochain par le tribunal correctionnel de Montpellier.

L’enquête se poursuit et une cinquième personne est recherchée par les policiers.