Condamné en 2015 pour terrorisme, Gilles Le Guen a été remis en liberté


Illustration. (ErikaWittlieb / pixabay)

Gilles Le Guen, 64 ans, a été remis en liberté le 25 février dernier.

L’homme qui a été l’une des premières figures françaises d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) avait été arrêté en avril 2013 au Mali par les forces spéciales françaises, avant d’être condamné en mai 2015 à 8 ans de prison ferme pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

La justice lui avait reproché notamment d’avoir pris part à l’offensive des islamistes sur la ville de Diabali en janvier 2013. L’homme qui se trouvait dans un pick-up chargé d’explosifs, à l’écart, avait affirmé qu’il n’avait pas pris part à cette attaque.

Placé sous contrôle judiciaire

Gilles Le Guen a quitté la maison d’arrêt de Condé-sur-Sarthe le 25 février dernier révèle LCI, après avoir bénéficié de remises de peine. Ce dernier a été placé sous contrôle judiciaire et réside désormais dans la Manche. L’homme aura donc passé un peu plus de 6 ans derrière les barreaux.

Cette ancienne célèbre figure française d’AQMI avait été repérée en 2012 par les services de renseignements sur une photo, et était aussi visible sur une vidéo du groupe terroriste. Gilles Le Guen, surnommé « Abdel Jelil » y apparaissait une Kalachnikov à la main et avait rendu hommage à Oussama Ben Laden.


Cet ancien capitaine dans la marine marchande avait également mis en garde dans cette même vidéo, « les présidents français, américain » et l’ONU contre une intervention militaire au Mali en préparation contre les groupes islamistes armés qui contrôlaient alors le nord du pays.

31 détenus condamnés en France pour des faits de terrorisme islamiste doivent être remis en liberté en 2019 rappelle la chaîne d’informations.