Confinement : Bruno Le Maire appelle les entreprises à verser une prime de 1000 € à ceux qui continuent de travailler


Bruno Le Maire le 20 janvier 2020. (photo ministère de l'Économie et des Finances)

Une prime de 1000 euros défiscalisée et désolidarisée pour ceux qui continuent à travailler en cette période de confinement liée au coronavirus : c’est la demande du ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, aux entreprises.

Bruno Le Maire, a affirmé ce vendredi matin à LCI que le sujet était « déjà sur la table ».

« Aujourd’hui, toutes les grandes entreprises qui ont un accord d’intéressement, c’est le cas de quasiment toutes les grandes entreprises, de la distribution, de l’agroalimentaire ; elles peuvent verser une prime de 1000 euros, totalement défiscalisée, totalement désolidarisée ». Ces dernières ont jusqu’au « jusqu’au 30 juin » pour la verser « à leurs salariés » a précisé Bruno Le Maire.

« Il est parfaitement légitime qu’ils puissent bénéficier de cette prime de 1000 euros défiscalisée »

« Des salariés qui ont le courage de se rendre sur leur lieu de travail, qui le font parfois la peur au ventre, qui sont inquiets et à qui nous devons apporter un certain nombre de réponses sur la sécurité sanitaire. Il est parfaitement légitime qu’ils puissent bénéficier de cette prime de 1000 euros défiscalisée », a-t-il ajouté.

Une prime qui pourra aussi concerner « tous les personnels hospitaliers, à qui nous devons la vie ». « Je pense aux aides-soignants, aux infirmiers, aux urgentistes (…) il est normal qu’ils bénéficient d’une gratification et de cette prime défiscalisée », a insisté Bruno Le Maire. Deux milliards d’euros de crédit budgétaire supplémentaires ont été votés à cet effet a indiqué le ministre.


La prime évoquée par Bruno Le Maire de 1000 euros est en fait la prime Macron, instaurée dans les entreprises en 2019 au moment de la crise des Gilets jaunes. Le gouvernement a proposé de renouveler la mesure cette année, pour les entreprises qui ont mis en place un plan d’intéressement.

Une démarche jugée trop complexe à mettre en œuvre pour les TPE et les PME. Nombre d’entre elles ont fait part ces derniers mois de leurs difficultés à mettre en place un plan d’intéressement et sont donc dans l’impossibilité de verser cette prime.