🇰🇵 #CoréeDuNord Nouveau tir de missile balistique. Le pays prépare «une annonce importante».

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Malgré les sanctions internationales, les nord-coréens ont effectué un tir de missile balistique intercontinental qui, selon les observateurs, a été particulièrement long. Il pourrait atteindre l’Alaska relate L’Obs.

La Corée du Nord a annoncé ce mardi 4 juillet avoir tiré avec succès un missile balistique intercontinental, un Hwasong-14. Un essai « historique » supervisé par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a annoncé une présentatrice de la télévision nord-coréenne dans un bulletin spécial.

L’armée sud-coréenne avait annoncé plus tôt le tir d’un missile balistique tombé en mer du Japon.

La Corée du Nord se prépare dans la foulée de ce tir à faire « une annonce importante », rapporte l’agence coréenne Yonhap, qui cite la radio publique nord-coréenne.

Ce nouveau tir a suscité une vive réaction du président américain Donald Trump qui a demandé sur Twitter à Pékin, principal soutien international de Pyongyang, de « mettre fin à cette absurdité une bonne fois pour toutes ».

Cet essai s’inscrit dans une longue série de tirs de missiles en violation de nombreuses résolutions internationales qui, assorties de sanctions, interdisent à la Corée du Nord de développer ses programmes balistique et nucléaire.

Un vol inhabituellement long

Tiré le jour de l’indépendance américaine, ce « missile balistique non identifié » a été lancé depuis un site proche de Banghyon, dans la province de Pyongan Nord, frontalière de la Chine, a indiqué l’état-major interarmes sud-coréen dans un communiqué. L’engin est tombé en mer Orientale, appellation coréenne de la mer du Japon.

Il s’agit selon l’armée américaine d’un projectile de portée intermédiaire, qui a volé pendant 37 minutes, soit une durée inhabituellement longue. Selon l’armée sud-coréenne, il a parcouru « plus de 930 kilomètres ».

Dans un communiqué, le ministère japonais de la Défense écrit :

« Il est estimé que le missile a atteint une altitude excédant largement les 2.500 kilomètres, a volé pendant 40 minutes et est tombé en mer du Japon, dans la zone économique exclusive de l’archipel, à 900 kilomètres de son point de départ. »

« Ce tir montre clairement que la menace a augmenté », a déclaré à des journalistes le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

Il pourrait atteindre d’Alaska

David Wright, scientifique membre de l’association Union of concerned scientists, estime que « si les informations sont correctes, ce même missile pourrait atteindre une portée maximale d’environ 6.700 kilomètres sur une trajectoire standard ».

D’après lui, « cette portée n’est pas suffisante pour atteindre les 48 Etats [situés au sud du Canada] ou les plus grandes îles de Hawaï, mais elle serait suffisante pour atteindre tout l’Alaska ».

Mais les analystes ont des doutes sur la capacité de la Corée du Nord à miniaturiser une tête nucléaire pour la monter sur un missile.

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