Coronavirus : 3 maires sont morts du Covid-19 depuis le premier tour des élections municipales


Illustration. (Shutterstock / sylv1rob1)

Le jour de vote du premier tour des élections municipales du dimanche 15 mars 2020 a peut-être coûté la vie à trois maires, en France.

Ce jour-là, les élus de Saint-Brice-Courcelles (Marne), Beurey-Bauguay (Côte-d’Or) et de Saint-Nabor (Bas-Rhin) étaient présents dans les bureaux de vote de leur commune. Tous trois sont décédés des suites du Covid-19.

Le dimanche 15 mars, le confinement de la population n’avait pas encore été annoncé. Seuls les rassemblements de plus de cent personnes étaient interdits. Pour l’exécutif, ce premier tour des élections municipales devait se tenir.

24 heures plus tard, le confinement de la population était annoncé

Les bureaux de vote, mairies et salles des fêtes avaient pour consigne de limiter leur accès à cent personnes maximum et simultanément. Vingt-quatre heures plus tard, le président de la République annonçait le confinement de l’ensemble de la population française pour une durée indéterminée.

Il y a de fortes probabilités que de nombreux Français aient contracté le Covid-19 en allant voter ou en se rendant sur place pour l’annonce des résultats des élections de leur commune.


Une hypothèse privilégiée dans la mort des trois élus

L’hypothèse que les trois maires qui ont récemment trouvé la mort aient été atteints par le coronavirus lors de cette journée du 15 mars est privilégiée.

Jacques Lajeanne, 81 ans, maire de Beurey-Bauguay, une commune de 150 habitant située dans le sud-ouest de la Côte-d’Or, a succombé au Covid-19 dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 mars 2020. Le jour des élections, « on y était tous, tous un peu confiné dans la pièce avec lui, même si on avait pris nos distances. Tout le monde l’a côtoyé lors des élections » a témoigné auprès de France Bleu Jacques Bizouard, adjoint au maire.

François Lantz, 74 ans, maire de Saint-Nabor, une commune qui compte 500 âmes située dans le Bas-Rhin est également mort du coronavirus, vendredi 27 mars 2020. Il était l’édile de Saint-Nabor depuis 2008. Ce jour-là, il ne s’était pas représenté aux élections mais se trouvait au bureau de vote. « On a tous les trois [avec un autre adjoint] ressenti des symptômes le lundi après les élections. On était déjà contaminés avant, je pense », a déclaré aux Dernières Nouvelles d’Alsace Régis Muller, premier adjoint.

Enfin, Alain Lescouet, 74 ans, maire de Saint-Brice-Courcelles, une commune de 3 500 habitants située près de Reims (Marne), est lui aussi mort vendredi 27 mars, du coronavirus. Il était hospitalisé depuis plusieurs jours au CHU de Reims. Maire de la commune depuis 1993, il avait été réélu ce jour-là. « C’est une grande peine, Alain était hospitalisé depuis lundi 23 mars 2020 et on était resté en contact toute la semaine. C’est d’une violence inouïe », avait témoigné Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, sur France Bleu.